
Sur près de 40 000 postes réclamés par les ministères, moins de la moitié ont été proposés comme prioritaires pour 2027. Ces premiers arbitrages illustrent les difficultés du gouvernement à concilier les besoins en personnel des services publics et les contraintes budgétaires.
Les besoins sont considérables, mais les moyens restent limités. Lors de la séance d’arbitrage du Projet de loi de finances initiale (PLFI) 2027, tenue le 21 octobre à Ambohijanaka, le gouvernement a examiné les demandes de recrutement formulées par les différents ministères. Selon la Primature, 39 397 postes ont été demandés, contre 17 885 proposés comme prioritaires, soit 45,4% des besoins exprimés. La différence représente 21 512 postes qui ne figurent pas, à ce stade, parmi les priorités retenues.
L’Éducation nationale occupe ainsi une place prépondérante dans ces arbitrages, avec 9 000 postes prioritaires. Elle représente ainsi un peu plus de la moitié des effectifs proposés. Une orientation qui traduit l’importance accordée aux besoins du système éducatif.
Contraintes. Ces chiffres mettent à nu la problématique du fonctionnement quotidien des services publics. En effet, dans les établissements scolaires, les centres de santé et les administrations territoriales, la disponibilité du personnel conditionne directement l’accès des citoyens aux prestations essentielles.
Les arbitrages interviennent alors que les dépenses publiques prévues pour 2027 atteignent 20 825,6 milliards d’ariary, selon le cadrage présenté par le ministère de l’Économie et des Finances. La gestion des salaires et des pensions de retraite figure également parmi les préoccupations examinées.
À venir
Il conviendrait de préciser que les 17 885 postes prioritaires ne constituent pas encore des recrutements définitivement autorisés. Leur concrétisation dépendra des dispositions finalement inscrites dans la loi de finances. Reste alors à connaître leur répartition entre les ministères et les régions, ainsi que le calendrier des recrutements. Deux éléments déterminants pour mesurer les effets de ces arbitrages sur les services rendus à la population.
José Belalahy




