
Le nouveau Directeur général par intérim du Fonds Souverain Malagasy, le gal de Corps d’Armée Béni Xavier Rasolofonirina, qui plus est l’ancien ministre de la Défense Nationale, a pris officiellement ses fonctions hier dans ses locaux d’Antaninarenina.
En l’absence de son prédécesseur, actuellement placé en détention préventive pour une affaire de détournement de 20 milliards Ar au sein de la société, la cérémonie s’est déroulée sans passation formelle mais a été validée par le constat d’un huissier de justice et de l’Inspection Générale de l’État (IGE). Pour prévenir toute dérive future, le nouveau Directeur général par intérim de cette société à participation publique, détenue à 100 % par l’État, a assuré que l’intégralité des décisions, y compris le budget de fonctionnement, sera désormais validée par le Conseil d’Administration et en Conseil des Ministres. « La nomination par décret des membres du Conseil d’Administration du FSM aura lieu la semaine prochaine. Il sera composé de sept membres : deux représentants de la Présidence, un de la Primature, deux du ministère de l’Économie et des Finances, et deux autres issus du secteur privé », a-t-il précisé.
Solde de 100 milliards Ar
Par ailleurs, le général Béni Xavier Rasolofonirina a annoncé que la société a l’obligation de constituer un fonds de réserve intergénérationnel, selon la loi 2021-024 qui la régit. « Le taux de prélèvement sur le résultat de l’exercice du FSM, fixé à 15% par décret en Conseil des ministres, sera appliqué à compter de la deuxième année pour la constitution de ces réserves destinées aux générations futures », a-t-il enchaîné. Concernant les ressources financières disponibles, la Cour des comptes a fait état d’un solde de plus de 100 milliards d’ariary au 30 novembre 2025, contre 500 milliards au démarrage des activités, sans compter les 20 milliards d’ariary détournés récemment. Cette institution a d’ailleurs révélé une mauvaise gouvernance et un manque de transparence lors de son audit. C’est pourquoi le Directeur général par intérim a affirmé que la gestion des fonds se fera désormais en toute transparence, conformément aux principes de Santiago.
Le Secrétaire général de la Présidence a, quant à lui, souligné que le FSM constitue le dernier rempart de l’État en matière de mobilisation de ressources internes. « Les fonds devront être alloués à des projets d’investissement et non plus à des opérations commerciales », a-t-il indiqué. Enfin, le nouveau Directeur général prévoit que le FSM participe à la reconstruction de la ville de Toamasina, touchée par le cyclone Gezani, conformément aux priorités de l’État.
Navalona R.




