
À l’approche du déplacement des Barea U23 en Afrique du Sud, la composition du staff technique pose question. Le sélectionneur Boualem Mankour pourrait devoir arbitrer entre Hage Mohamed Ait Hida, son assistant habituel, et Johan Paul, ancien capitaine des Barea seniors, impliqué dans la préparation menée à Madagascar. Le dilemme mérite attention. La confiance entre un entraîneur et son collaborateur constitue un atout avant une rencontre. Mais la connaissance du groupe et la continuité du travail effectué représentent des arguments déterminants. Johan Paul a accompagné les jeunes internationaux durant leur préparation à Madagascar. Présent auprès des joueurs, il a pu observer leur progression, leurs qualités et les aspects à améliorer. Cette proximité offre une lecture concrète de l’effectif, précieuse lorsque viennent les derniers réglages tactiques. Il connaît les réalités du football malgache, les attentes entourant le maillot national et les difficultés rencontrées dans les compétitions internationales. Pour des joueurs en apprentissage, cette expérience peut faciliter le dialogue, consolider la confiance et favoriser la cohésion. Face à l’Afrique du Sud, les Barea auront besoin d’un encadrement capable de réagir aux situations. Un technicien ayant suivi la préparation peut apporter des observations utiles sur les automatismes, les équilibres collectifs et les solutions disponibles sur le banc. Il ne s’agit pas de contester les compétences de Hage Mohamed Ait Hida, ni de minimiser sa relation professionnelle avec Boualem. L’enjeu consiste plutôt à déterminer quelle complémentarité servira le mieux les intérêts de Madagascar. Dans cette perspective, la présence de Johan Paul apparaît pertinente. Écarter un membre du staff qui a participé au travail préparatoire risquerait de rompre une continuité construite. La décision appartient au sélectionneur, sous réserve des contraintes fixées pour le déplacement. Mais une question demeure : après avoir contribué à la préparation des Barea U23 à Madagascar, Johan Paul ne devrait-il pas les accompagner en Afrique du Sud ? Pour cette échéance, privilégier son expérience serait un signal fort en faveur du travail déjà accompli, pour cette confrontation importante et attendue.
T.H



