
Près de 60 pays ont participé au 4ᵉ Forum mondial de l’UNESCO sur l’éthique de l’intelligence artificielle (IA), qui s’est tenu pendant quatre jours à Riyad, en Arabie saoudite.
Madagascar y a été représenté par le ministre du Développement numérique, des Postes et des Télécommunications, Mahefa Andriamampiadana. À cette occasion, les parties prenantes ont débattu des moyens de mesurer l’impact réel de l’IA sur les populations et de bâtir un écosystème numérique mondial équitable, tout en plaidant pour le renforcement des compétences des institutions publiques dans la gestion des données. Lors de son intervention, le ministre de tutelle a affirmé la volonté de Madagascar de devenir un acteur engagé dans la co-création des solutions technologiques de demain, contribuant au développement du pays, refusant d’être un simple spectateur ou consommateur de la transformation portée par l’IA.
Souveraineté numérique. « Certes, la Grande île doit encore renforcer l’accès d’une grande partie de sa population au réseau et développer les infrastructures numériques adéquates, mais nous devons également maîtriser ces nouvelles technologies et évaluer leurs retombées pour les citoyens », a-t-il précisé. Pour l’ensemble des pays participants à ce forum, le renforcement des capacités des institutions publiques s’impose comme une condition préalable essentielle avant d’engager des projets en partenariat avec des acteurs internationaux. À l’issue de ces initiatives, « les connaissances, les expériences et les compétences acquises devront rester au service de notre pays. Nous ne pouvons d’ailleurs pas attendre de maîtriser totalement les technologies existantes avant d’explorer les nouvelles, au risque d’accumuler un retard supplémentaire », a-t-il poursuivi.
Par ailleurs, la souveraineté numérique nationale a été largement mise en avant lors de cet événement d’envergure internationale. Celle-ci implique notamment l’intégration de la langue malgache dans l’utilisation des technologies et de l’IA, tout en adaptant ces outils au contexte national afin d’en faire bénéficier l’ensemble de la population.
Navalona R.


