
L’intelligence artificielle pourrait devenir un nouvel instrument de lutte contre la fraude fiscale et douanière à Madagascar. Lors d’une rencontre tenue le 13 octobre à Bangkok avec le Département des finances publiques du FMI, la délégation malgache, conduite par le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Herinjatovo Aimé Ramiarison, a sollicité un accompagnement technique pour moderniser les contrôles. Face à l’augmentation des flux commerciaux et aux moyens humains limités, les autorités souhaitent renforcer la détection des opérations suspectes, notamment à l’importation et à l’exportation. Le développement du commerce numérique constitue un autre défi : de nombreuses transactions échappent encore aux mécanismes fiscaux traditionnels. Le FMI a confirmé que des missions d’assistance en matière douanière et de gestion des risques fiscaux étaient déjà programmées. La demande supplémentaire concernant la fiscalité de l’économie numérique sera examinée par ses services. L’enjeu est d’améliorer les recettes sans multiplier les prélèvements sur les contribuables respectant déjà leurs obligations.
Antsa R.




