
Fondée en 2015 par Jean Louis, ancien danseur du « mpihira gasy » Ramilison Besigara, Gasy Dihy est une troupe qui propose une nouvelle lecture de la danse traditionnelle malgache. Composée de dix membres – danseurs, musiciens et chanteurs –, elle se distingue par une approche innovante : revisiter les coutumes régionales et les transformer en spectacles modernes, accessibles et captivants, faire vivre la culture locale en la modernisant sans la dénaturer.
L’originalité de Gasy Dihy réside dans sa capacité à transformer les coutumes régionales en spectacles contemporains.
Chaque prestation est le fruit d’un travail de recherche approfondi et s’inspire d’un rituel ou d’une tradition, mais elle est revisitée par des chorégraphies dynamiques, des arrangements musicaux et une mise en scène travaillée.

Jean Louis insiste sur l’importance de documenter les rituels et les traditions avant de les mettre en scène. Pour lui, moderniser la danse ne signifie pas l’altérer, mais lui donner une nouvelle vie, capable de toucher les jeunes générations et de séduire un public international.
Sur scène, Gasy Dihy mêle chorégraphies dynamiques, chants et instruments traditionnels comme l’angorodao, le lokanga ou l’ampongabe, auxquels s’ajoutent des percussions et une trompette pour enrichir les sonorités. Les costumes, coiffures et maquillages sont soigneusement pensés pour refléter l’identité culturelle des régions représentées, tout en apportant une touche contemporaine.
Le groupe s’est déjà produit lors de grands événements tels que le Youth Connekt Africa Summit au Novotel, la COP 11 de la Convention de Nairobi au CCI Ivato, la Journée mondiale du taichi et du qi gong au Petit Palais de Mahamasina, ou encore le Salon international des acteurs économiques au stade Barea.
Avec Gasy Dihy, Jean Louis propose en tout cas une lecture nouvelle des traditions, une danse qui préserve l’âme malgache tout en l’ouvrant au monde contemporain.
Hanitra Andria


