
Le mouvement « Gen Z Madagasikara » a répondu présent, mais sans démonstration de force. Hier, dans les rues d’Antananarivo, seules quelques dizaines de manifestants ont suivi l’appel lancé par ses leaders, se rassemblant entre Ambohijatovo et la place du 13 Mai. Dès 9 heures du matin, les premiers participants ont commencé à affluer à Ambohijatovo. Mais il aura fallu attendre la mi-journée pour que le regroupement prenne réellement forme. Vers midi, le cortège s’est finalement ébranlé en direction de la place du 13 Mai, symbole des grandes mobilisations politiques dans la capitale.
Banderoles à la main, les manifestants ont affiché des revendications sans équivoque. En ligne de mire : la dissolution de plusieurs institutions clés du pays, notamment la Haute Cour constitutionnelle (HCC), la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et l’Assemblée nationale. Des exigences radicales qui traduisent une défiance profonde envers l’architecture institutionnelle actuelle. Mais, au-delà de ces appels à la rupture, le mouvement a également plaidé pour l’organisation d’une pré-concertation nationale. Selon ses initiateurs, cette étape préalable serait indispensable pour garantir un processus de consultation véritablement inclusif, à même de rassembler les différentes composantes de la nation.
Mobilisation modeste, mais message clair. La Gen Z malgache tente de s’imposer dans le débat politique, en misant sur la rue pour porter ses revendications. Reste à savoir si cette dynamique embryonnaire parviendra à s’élargir ou restera cantonnée à des mobilisations symboliques.
Rija R.


