
La construction d’un abri communautaire à usage multiple (ACUM) à Isotry marque une avancée concrète dans la stratégie de résilience de Madagascar face aux catastrophes. Cette infrastructure, pensée pour répondre à la fois aux urgences et aux besoins du quotidien, s’inscrit au cœur du programme ADRiFi (Africa Risk Disaster Financing Program).
La cérémonie de pose de la première pierre de l’Abri communautaire à usage multiple (ACUM) d’Isotry, tenue le 29 avril 2026 dans le fokontany Lalamby et environs, constitue une avancée majeure dans le renforcement des dispositifs de gestion des risques de catastrophes à Antananarivo. Conçu comme une infrastructure polyvalente, cet abri ambitionne de protéger les populations en période de crise et de soutenir le développement communautaire en temps normal. En effet, en cas de catastrophe, notamment cyclonique ou d’inondation, l’ACUM pourra accueillir jusqu’à 1 000 personnes. L’infrastructure pourra offrir un refuge sécurisé aux sinistrés, tout en facilitant le stockage et la distribution de vivres et de matériels d’urgence.
Moderne
Par ailleurs, en période hors crise, il deviendra un espace de vie communautaire, destiné aux formations, réunions locales et activités socio-économiques. L’ACUM contribuera ainsi à renforcer la cohésion sociale et les capacités locales. Doté d’une capacité standard de 460 personnes, le bâtiment répond à des normes techniques modernes. Il est conçu selon des standards paracycloniques afin de résister aux intempéries, et intègre des solutions écologiques telles que l’énergie solaire et des systèmes de collecte des eaux de pluie. Par ailleurs, des aménagements inclusifs ont été prévus pour garantir l’accessibilité aux personnes vulnérables, dans une approche visant à ne laisser personne de côté.
Structurant
La construction de cet abri s’inscrit dans le cadre du Programme de financement de la gestion des risques et des catastrophes (ADRiFi), mis en œuvre par la Cellule de prévention et d’appui à la gestion des urgences (CPGU), avec l’appui de la Banque africaine de développement (BAD). Il convient de rappeler qu’outre ce projet d’ACUM à Isotry, d’autres infrastructures de ce genre sont prévues dans des zones particulièrement exposées, notamment dans la région Analanjirofo. Cette approche territoriale vise à réduire la dépendance aux infrastructures scolaires pour l’hébergement d’urgence, tout en dotant le pays d’équipements durables adaptés aux défis climatiques croissants.
José Belalahy


