
Le Gouvernement Christian Ntsay devrait probablement connaître un changement durant cette fin de semaine. Malgré la rectification apportée sur le communiqué de la Présidence de ce mercredi, des ministres se trouvent sur la sellette.
Avec tout ce qui s’est passé ces dernières 72 heures, les regards sont braqués sur les deux ministres, celui des Transports et de la Météorologie et celui du Tourisme qui ont pour beaucoup joué dans la tournure des événements. Leurs incompétences ont suscité de vives réactions au niveau de l’opinion mais surtout des opérateurs économiques. Roberto Tinoka et Joël Randriamandranto sont donc les deux ministres qui se trouvent en pôle position pour quitter le Gouvernement Ntsay, afin de redresser le secteur touristique après la réouverture des frontières aériennes à tous les vols internationaux de ce samedi 5 mars.
Énergie. Andry Rajoelina a fait de la lutte contre le délestage répété le pilier de sa propagande en 2018. A environ une année de fin de mandat et de la présidentielle, le secteur de l’énergie cause encore des problèmes au commun des Malgaches, mais surtout pour le secteur industriel. Andry Ramaroson n’a pas encore dévoilé sa politique générale pour l’énergie, sept mois après sa nomination au poste de ministre de l’Énergie et des Hydrocarbures. L’incendie survenu à Andekaleka au début du mois de janvier lui a un peu sauvé la face.
Environnement. La ministre de l’Environnement et du Développement durable, Baomiavotse Vahinala Raharinirina et la vice-ministre de la forestation Hortencia Antoinésie Haingosoa se trouvent également dans la “short list “ de ceux qui devraient quitter le peloton. Leurs désaccords, notamment sur les procédures d’engagement financier au sein de leurs ministères, auraient fortement conduit au dysfonctionnement de ceux-ci et ne joueraient en aucun cas en leur faveur.
Au total, quatre ministres et une vice-ministre se trouvent en mauvaise posture et risquent de ne plus être reconduits à leur poste. De plus, des députés de la majorité n’arrêtent pas de marteler que les ministres qui n’arrivent pas à suivre l’allure du président doivent être remplacés.
Julien Rakotomalala




