
Tombée de rideau sur les Assemblées annuelles 2026 du Groupe de la Banque africaine de développement. Les résultats sont au-delà des attentes, selon les organisateurs.
Réunis à Brazzaville du 25 au 29 mai, gouverneurs, chefs d’État et de gouvernement, administrateurs, délégations des pays membres, représentants de la société civile, partenaires techniques et dirigeants d’institutions financières ont donné à cette édition une forte portée politique et stratégique. Au total, 4 500 participants ont pris part à ce grand rendez-vous du financement du développement en Afrique. Cette édition restera notamment marquée par une annonce forte du président de la République du Congo : l’instauration de la libre circulation sans visa pour tous les ressortissants africains à destination de la République du Congo. Un signal concret en faveur de l’intégration africaine, au moment où le continent cherche à accélérer la mise en œuvre de ses ambitions communes, notamment en matière de mobilité, d’échanges économiques et de transformation structurelle.
Financements durables
Sur le plan financier, les Assemblées annuelles ont également permis de donner une nouvelle impulsion à la reconstitution du 17e Fonds africain de développement (FAD). Un montant additionnel de 190 millions de dollars est annoncé, avec 25 pays déjà engagés dans cette dynamique. L’Angola a été le dernier pays à se manifester, hier, confirmant l’intérêt croissant des États membres pour cet instrument essentiel de financement des pays les plus vulnérables du continent. Pour le président du Groupe de la BAD, Dr Sidi Ould Tah, l’institution entre dans une nouvelle séquence. Il a réaffirmé l’ambition de faire de la Banque une institution plus audacieuse, plus proche des populations et pleinement engagée dans la transformation structurelle de l’Afrique. La BAD entend ainsi se positionner comme « la banque de solution pour l’Afrique que nous voulons ».
Priorités
Le président du Conseil des gouverneurs du Groupe de la BAD, Ludovic Ngatse, a salué des conclusions « à la hauteur des attentes ». Selon lui, les échanges tenus à Brazzaville ont confirmé le rôle des Assemblées annuelles comme cadre privilégié de dialogue et de concertation stratégique sur le financement du développement. Le Conseil des gouverneurs a approuvé et encouragé la mise en œuvre des quatre points cardinaux portés par la nouvelle direction. Il s’agit de l’accès amélioré au capital en mobilisant et en structurant les ressources financières propres à l’Afrique, de la réforme des systèmes financiers pour une nouvelle architecture financière, de la valorisation du potentiel démographique, et enfin des infrastructures résilientes à bâtir face au contexte actuel. Reste désormais à traduire cet élan dans les réformes, le suivi des engagements et l’accélération des projets au bénéfice des populations africaines.
Antsa R.




