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mercredi, septembre 9, 2026
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Guerre en Ukraine : Madagascar, non-aligné mais pas épargné

Une hausse de prix à craindre pour les produits de première nécessité.

A une semaine du début de la guerre en Ukraine, l’armée russe continue sa percée et a pris le contrôle de la centrale de Zaporijia qui se trouve dans le sud-est du pays.  Face à cette situation, l’Ukraine est dans l’attente d’une troisième négociation ce week-end. Tout cezqui sortira de cette entente  ne reste pas sans conséquence pour la Grande Ile.

Un  monde interdépendant. L’économie mondiale, en général, et malgache, en particulier, est enchainée à cette situation conflictuelle et tout ce qui l’entoure. D’ailleurs l’ancien ambassade de la République fédérale d’Allemagne à Madagascar, Günter Overfeld, a dernièrement fait marqué que « les sanctions contre la Russie, la hausse des prix et la chute des marchés boursiers auront également des répercutions sur l’Allemagne et à Madagascar ». Ce qui laisse craindre une hyperinflation avec des lourds inconvénients pour des pays comme Madagascar. L’Euro et le dollar ont d’ailleurs déjà enregistré une nette régression sur le marché boursier alors que ce sont les monnaies de transactions par excellence. Une difficulté financière dans les pays européens n’épargnera pas Madagascar et conduira le pays dans une autre crise.

Insécurité alimentaire.

Le problème d’approvisionnement en denrée alimentaire sera probablement l’une des conséquences de cette situation.  Juvence F. Ramasy, Docteur en Science-po, souligne que « si bien que la hausse des prix du pétrole et de l’énergie renforcera l’inflation déjà conséquente  du prix des denrées alimentaires mondiales qui a par ailleurs atteint un niveau élevé ces derniers mois. La hausse du prix de gaz a des conséquences sur le prix des engrais donc sur le pouvoir d’achat des agriculteurs. En définitive, cela pourrait avoir des conséquences désastreuses pour l’insécurité alimentaire dans de nombreux pays notamment sur le continent africain qui dépend des approvisionnements alimentaires russes et ukrainiens. » Madagascar qui n’a pas encore réalisé son défi d’assurer son autosuffisance alimentaire n’échappera pas à cette menace.  La flambés des prix sera ainsi à craindre pour les produits d’importation. « Il faut prendre en compte les sanctions infligées à la Russie qui auront également des conséquences sur l’importations de blé (Ukraine et la Russie sont les 5ème et le 6ème pays importateurs), sur le prix d’énergie qui va augmenter vu que la Russie est le premier producteur de gaz, sur le coût du transport étant donné que la Russie  est la deuxième exportateur de pétrole », ajoute-t-il.

Des opportunités à saisir

Toutefois, cette crise montre que tout n’est pas perdu pour des pays comme Madagascar et des occasions restent à saisir. Juvence Ramasy continu que « ce conflit pourrait aussi être une opportunité pour certains pays africains producteur de gaz comme le Nigéria ou de futur producteur comme le Sénégal. L’Afrique du Sud pourrait aussi en profiter pour augmenter sa production d’or et de palladium (un intrant essentiel dans le secteur de l’automobile et de l’électricité) ». Madagascar devrait alors compter sur ses ressources à condition que celles-ci soient exploitées convenablement et pour le bien des 26 millions d’âmes qui peuplent le pays.

Julien Rakotomalala

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