
La délégation malgache d’haltérophilie a regagné la Grande île hier, après une campagne réussie aux Championnats d’Afrique seniors à Ismaïlia, en Égypte. Avec 14 médailles au total, dont six en or, les leveurs de fonte malgaches ont une nouvelle fois hissé haut les couleurs nationales. Malgré une équipe largement rajeunie, Madagascar a confirmé sa place parmi les nations dominantes du continent. Le coach national, Eric Andriantsitohaina, s’est montré satisfait, mais lucide : « Madagascar occupe aujourd’hui une position enviable en haltérophilie africaine. Il y a eu un peu d’appréhension en Égypte, car la majorité de nos athlètes sont encore très jeunes, mais ils n’ont pas démérité. Nous devons continuer sur cette lancée. Notre objectif est clair : dominer le continent et obtenir des billets pour les Jeux olympiques de Los Angeles 2028, et pourquoi pas ceux de Brisbane 2032. Nous visons même la première médaille olympique malgache dans notre discipline », a-t-il déclaré.
Tojoniriana Alain Andriantsitohaina, figure emblématique et olympien, a livré un message fort. Après avoir envisagé de mettre fin à sa carrière, il a choisi de poursuivre pour accompagner la nouvelle génération : « J’ai failli arrêter, mais par amour pour ce sport et parce que les jeunes ont encore besoin d’un leader, j’ai décidé de continuer. Beaucoup de rêves reposent entre les mains de Dieu. Nous demandons simplement une salle fédérale digne de ce nom pour nous entraîner dans de bonnes conditions. Il n’y a pas de miracle : la réussite viendra de l’effort, d’une bonne stratégie et d’un travail constant avec le coach. La route vers les Jeux olympiques reste difficile, face à une concurrence très relevée, mais je suis prêt à donner le meilleur de moi-même », a confié Tojo. Ces déclarations traduisent la détermination de tout un collectif. Entre performance continentale et ambitions olympiques, l’haltérophilie malgache avance avec confiance et ambition.
Heriniaina Samson




