
Depuis mardi 24 mars et jusqu’au samedi 28 mars 2026, le Palais des Sports de Mahamasina accueille une session de recyclage et de formation pour l’obtention de la Licence D de la Fédération internationale de handball (IHF). Vingt-trois entraîneurs y participent, dont 17 Malgaches et 6 venus de l’océan Indien : quatre Comoriens et deux Mahorais.
Organisée par la Fédération malgache de handball (FMHB), présidée par Ratsimandao Andriamanga Herilovasoa, cette formation s’inscrit dans une dynamique régionale de professionnalisation de l’encadrement technique. « Cela s’inscrit entièrement dans une démarche d’amélioration. En tant que dirigeant, il est essentiel pour moi de bien connaître la réalité qui entoure notre discipline et son évolution au niveau international », a déclaré le président de la FMHB. L’expert international de l’IHF, Hammouda Khaled, professeur à l’Université d’Alexandrie, dirige le séminaire. Selon lui, l’objectif principal est d’adapter les méthodes d’entraînement aux débutants en tenant compte du développement scientifique en fonction de l’âge : « On commence à 6 ans, à 8 ans, à 10 ans, à 12 ans. Chaque groupe, chaque niveau de cet âge a certaines manières scientifiques de travailler avec eux. On essaie de construire un niveau à Madagascar parmi des entraîneurs qui savent comment faire la différence entre les âges et comment traiter chaque niveau ».
L’expert égyptien pointe un problème récurrent en Afrique et dans les pays en développement du handball : « Dès que je finis mon rôle comme joueur, je deviens, avec mes mêmes expériences, un entraîneur. Ça, c’est quelque chose qui tue la génération. Parce que ma capacité, quand j’étais joueur, ce n’est pas la même capacité que celle des débutants ». Pendant quatre jours, les sessions alternent théorie le matin et pratique l’après-midi, sur deux terrains différents. « Nous ne sommes pas un professeur avec des élèves, nous sommes des entraîneurs qui échangent des idées. C’est eux qui vont faire le devoir et ils vont participer eux-mêmes », précise Hammouda Khaled. Anis Abdourahamane, représentant de Mayotte, explique : « Mayotte, en fait, c’est la première année que nous rentrons dans l’IHF. Donc, pour nous, c’est important de suivre la formation pour connaître un peu plus comment ça se passe et surtout les exigences qui sont demandées pour que nous ne soyons pas hors la loi vis-à-vis de l’IHF. Cette formation va nous permettre surtout d’être aux normes et aussi de montrer à la société mahoraise qu’on peut aussi participer à d’autres compétitions dans l’océan Indien, c’est-à-dire dans la zone 7, qui va nous permettre de faire de la concurrence avec les équipes africaines aussi ».
Heriniaina Samson




