Faire en sorte qu’une découverte scientifique ne reste pas confinée dans un laboratoire. C’est l’ambition affichée par l’Appel à manifestation d’intérêt Innovation Madagascar, porté par le MESUPRES, le MIDSP et le Syndicat des industries de Madagascar. Avec trois parcours allant de la recherche au transfert technologique, le dispositif veut rapprocher les scientifiques, les entrepreneurs et les industriels afin de transformer davantage d’innovations en activités économiques.
Du laboratoire à l’entreprise
Le chemin peut être long entre un résultat de recherche et son utilisation sur le marché. Le programme HI-LAB, l’un des trois programmes complémentaires de l’AMI Innovation Madagascar, entend précisément accompagner cette transition. Ouvert aux chercheurs, doctorants, étudiants en master, laboratoires et équipes de recherche, celui-ci prévoit un accompagnement de trois à douze mois. L’objectif est de « transformer les résultats scientifiques en solutions applicables, prototypes ou brevets, mais aussi de favoriser la création de startups issues de la recherche ». Les porteurs sélectionnés pourront notamment accéder aux capacités de prototypage, robotique, intelligence artificielle, Greentech et Agrifood d’UniPod. Un accompagnement à la propriété intellectuelle, à la création d’entreprise et à la maturation technologique est également prévu. Surtout, les chercheurs pourront être mis en relation avec des industriels pour du codéveloppement ou la recherche d’un premier client.
Marché. La démarche ne s’arrête pas aux laboratoires. Le programme HI-NOV cible quant à lui les innovateurs, entrepreneurs et startups, y compris ceux issus du secteur informel. Ici, avoir une idée ne suffit pas. L’adéquation au marché, la faisabilité technique, le modèle économique et la capacité de passage à l’échelle font partie des critères d’évaluation. Le dernier, et non le moindre, le programme HI-IMPACT complète ce parcours en rapprochant directement la recherche de l’industrie. Les entreprises pourront soumettre leurs besoins technologiques et travailler avec les chercheurs sur le codéveloppement, les tests et l’industrialisation de solutions. Dans cet AMI, l’agriculture, l’énergie, l’intelligence artificielle, la santé, l’économie bleue ou l’industrie figurent parmi les sept secteurs prioritaires. Les candidatures resteront ainsi ouvertes jusqu’au 22 octobre 2026, pour un démarrage de l’accompagnement prévu début janvier 2027.
José Belalahy




