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lundi, septembre 28, 2026
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Intoxication alimentaire de masse : L’éducation civique et citoyenne comme remède

À l’approche de la célébration de la fête de l’Indépendance, les sensibilisations sur l’importance des bonnes pratiques et des gestes clés permettant d’éviter les intoxications alimentaires sont les bienvenues.

Intoxication alimentaire de masse, botulisme, empoisonnement : ces mots et expressions ont défrayé les chroniques ces dernières années, tout comme le nombre de victimes et les dégâts sanitaires causés. La fermeture récente du rayon de charcuterie d’un supermarché de la capitale malgache, par décision des autorités, illustre les enjeux d’accorder une attention particulière à ces situations d’urgence alimentaire, des dangers réels pour la santé publique. Des situations qui surviennent souvent pendant les festivités, comme la célébration de l’anniversaire de l’Indépendance. Ces situations sont pourtant évitables si l’on s’en tient aux explications de Raharimalala Anicette Vololonjanahary, présidente du Syndicat des commissaires du commerce et de la concurrence de Madagascar (SCCCM). « Aussi bien les consommateurs que les personnes qui exercent des activités de commerce des denrées alimentaires, des produits de première nécessité, ne sont pas éduqués sur les bons gestes à adopter en matière de conservation, de stockage de ces produits », affirme-t-elle. Pour la présidente du SCCCM, « l’éducation civique et citoyenne constitue un remède » permettant de pallier ces problématiques.

Parties prenantes

Ces interpellations de Raharimalala Anicette Vololonjanahary mettent en lumière l’importance de la responsabilité individuelle et de l’engagement communautaire dans la préservation de la santé publique. Des propos qui invitent à la prise de responsabilité de toutes les parties prenantes, compte tenu des enjeux qui se présentent. En effet, la question de la responsabilité se pose avec acuité lorsque des vies sont brisées et enlevées, comme dans l’affaire Ambohimanambola.

« Il faut éduquer les consommateurs : sur l’importance de la traçabilité des produits, sur la manière de détecter et d’éviter les produits impropres à la consommation, sur le choix des commerces et marchés où se procurer les PPN. Il faut également éduquer les commerçants sur l’importance de respecter les normes en matière de conservation et de stockage. » Le chemin est encore long si l’on pense à la manière dont on étale les PPN et les denrées alimentaires dans les épiceries et sur les marchés des quartiers. Ou encore lorsque l’on pense au défi de garder intactes les chaînes du froid dans la conservation des produits alimentaires périssables. D’où l’importance de mettre en œuvre des campagnes de sensibilisation, d’éducation et de communication citoyenne invitant au changement de comportement pour le développement.

José Belalahy

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