
Le président du parti TEZA, Jean Louis Rakotomboa, estime qu’il ne s’agit pas d’une transition politique, mais d’un régime intérimaire issu d’une vacance de pouvoir constatée par la Haute Cour constitutionnelle (HCC). « Nous sommes dans un régime intérimaire issu d’une vacance de pouvoir constatée par la HCC », a-t-il déclaré, en rappelant que cette décision repose sur une base juridique. Selon lui, la situation actuelle découle d’une convergence entre forces militaires et mouvements de rue, notamment la jeunesse. « Il s’agissait d’une lutte commune », a-t-il expliqué, évoquant la mobilisation des militaires et de la Génération Z. Pour le président du TEZA, la vacance de pouvoir a ensuite été entérinée par la HCC dans un cadre institutionnel, même si l’interprétation politique du processus reste, selon lui, controversée.
Bricolage constitutionnel
Jean Louis Rakotomboa estime, par ailleurs, que le pays évolue dans une logique de « bricolage constitutionnel ». Il considère que des élections auraient dû être organisées après la vacance de pouvoir. « Nous appelons à une concertation nationale », a-t-il insisté, estimant nécessaire de réunir toutes les forces vives pour refonder le système politique. Le parti TEZA propose notamment la création d’un Conseil économique et social ainsi que d’un Conseil politique national afin de renforcer l’encadrement institutionnel.
Nadia R.




