
« Aucun redressement à espérer tant que la Jirama reste endettée ». Les propos du Directeur général de la Jirama, le Gal Hajatiana Rasolomanana, hier lors d’une rencontre entre la Jirama et les Producteurs d’électricité indépendants (IPP), font transparaître la nécessité absolue pour la société nationale d’électricité et d’eau de se libérer de ses dettes colossales et de cesser d’être dans le rouge, avant de pouvoir prétendre à une stabilité financière, en parallèle avec l’amélioration de sa performance technique. « Ces deux dimensions sont interdépendantes car la qualité de la production des IPP conditionne directement la perception du service public et la stabilité de la Jirama conditionne la capacité des IPP à opérer durablement », a indiqué la Jirama.
Une révision de certains contrats est ainsi envisagée. Seront concernés ceux ne respectant pas les clauses, d’après le rapport de l’Inspection générale de l’État. Quant aux nouveaux contrats, il s’agira dorénavant de partenariats gagnant-gagnant. Selon le Gal Hajatiana Rasolomanana, la Jirama est prête à travailler avec tous les partenaires qui souhaitent s’inscrire dans la trajectoire de la viabilité pour les producteurs, de la soutenabilité pour le système, et de la stabilité dans la durée. « La Jirama ne cherche pas des projets à tout prix, mais cherche de l’énergie au juste prix pour Madagascar », indique le DG de la Jirama. Les projets et contrats futurs privilégieront davantage les énergies renouvelables, en accordant une importance préférentielle aux projets et contrats les moins onéreux.
Quant aux dettes de la Jirama, l’une des plus grandes préoccupations des producteurs d’électricité indépendants, les dirigeants de la Jirama soulignent les efforts significatifs déjà engagés, notamment le traitement structuré des arriérés, la mobilisation des institutions financières et une amélioration progressive des paiements.
Hanitra R.




