
La valorisation du rôle de la femme rurale a été à l’honneur lors de la célébration de la Journée internationale de la femme rurale, qui s’est tenue hier au Kianja Barea Mahamasina. Le thème choisi pour cette année a été axé sur « Femme rurale autonome, actrice active de la transformation des systèmes agricoles et alimentaires ». En effet, la femme rurale est considérée comme le véritable pilier de la souveraineté alimentaire, et sa contribution au développement du secteur agricole ainsi qu’au monde rural s’avère capitale.
Mentalité. Dans le cadre de cet événement, les obstacles et les difficultés auxquels les femmes du milieu rural font face ont été largement débattus, notamment l’accès à la propriété foncière. « L’analphabétisme, l’appréhension face aux démarches administratives et la méconnaissance des lois foncières en sont les principales causes. À cela s’ajoutent les coutumes ancestrales qui excluent encore les femmes de l’héritage foncier. Même s’il existe un cadre légal sur l’accès à la propriété foncière, cette mentalité issue des anciennes traditions prévaut toujours dans plusieurs régions », a souligné Angeline Razafimbololona, présidente de la Tranoben’ny Tantsaha Mpamokatra (Chambre d’agriculture des producteurs), lors d’une conférence-débat organisée sous l’égide du ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire.
Égalité de chances. Outre les questions foncières, les femmes rurales réclament une égalité des chances pour accéder aux financements nécessaires au lancement, au développement ou à l’extension de leurs activités. Face à ces enjeux, les parties prenantes s’attellent à promouvoir l’égalité des droits et le respect des lois protégeant les femmes. « Les femmes affichent une meilleure productivité que les hommes dans les activités agricoles et d’élevage », a-t-elle conclu pour appuyer cette légitime revendication.
Navalona R.




