
La cérémonie d’ouverture de la Journée mondiale de la liberté de la presse s’est tenue hier, 27 avril, au Havoria Anosy, marquant une édition inédite qui s’étendra jusqu’au 3 mai. Par ailleurs, plusieurs activités concernant le métier se poursuivront même jusqu’au mois de juin.
Pour la première fois, la célébration dépasse le cadre d’une seule journée et propose un programme riche : ce jour, une conférence-débat sur la protection des lanceurs d’alerte aura lieu à Nanisana, suivie d’une masterclass à l’Université d’Antananarivo, consacrée à l’éducation aux médias et à la lutte contre la désinformation. Les lycéens et collégiens seront sensibilisés aux bons usages citoyens face aux médias, tandis que les professionnels échangeront autour de la loi sur l’accès à l’information.
Des distinctions honorifiques seront également attribuées aux journalistes ayant exercé plus de quinze années, une reconnaissance officielle confirmée par le président Michaël Andrianirina.
Le ministre de la Communication et de la Culture, Ogascar Mandrindrarivony, rappelle à cette occasion que les peines d’emprisonnement pour délit de presse ne sont plus d’actualité, mais qu’il reste encore à revoir les amendes disproportionnées compte tenu des revenus modestes des journalistes. Il annonce également la réforme de la loi sur la communication médiatique, déjà validée par le Conseil du gouvernement et en attente d’examen par le Conseil des ministres avant son passage à l’Assemblée nationale. Une nouvelle législation distinguera les lanceurs d’alerte, les créateurs de contenus, les influenceurs et les journalistes en ligne, tandis que le statut de l’Ordre des journalistes de Madagascar sera réformé pour garantir son autonomie.
Cette célébration s’inscrit ainsi dans une volonté politique de renforcer la liberté de la presse et d’adapter le cadre légal aux réalités contemporaines, tout en valorisant le rôle essentiel des journalistes dans la société.
Hanitra Andria


