Tous les 21 mars, les États membres de l’Unesco célèbrent la Journée mondiale de la poésie. Hier, c’est dans ses locaux à Behoririka que l’événement s’est tenu. Des élèves issus de cinq établissements scolaires publics à Tanà ont participé à la célébration organisée par la commission nationale malgache pour l’Unesco et une dizaine de membres de la Fédération des arts oratoires et littéraires. « La poésie parle à notre humanité commune et à nos valeurs partagées, en transformant le plus simple des poèmes en un puissant catalyseur pour le dialogue et la paix », avance Manda Ravelojaona, secrétaire général de la Commission nationale malgache pour l’Unesco.
Pour rappel, la Conférence générale de l’Unesco, lors de sa 30ème session qui s’est déroulée à Paris en 1999, a adopté pour la première fois le 21 mars comme Journée mondiale de la poésie. Cette journée célèbre l’une des formes d’expression et d’identité linguistique et culturelle les plus précieuses de l’humanité. Depuis plus de 100 ans, les poètes comme Jean Joseph Rabearivelo, Dox, Jacques Rabemananjara ont fait connaître la poésie malgache à travers le monde et leurs œuvres représentent encore des références pour les jeunes talents actuels. Malheureusement, ce patrimoine culturel est méconnu des jeunes d’aujourd’hui. Un patrimoine pourtant riche et qu’on nous envie à bien des égards. Voilà pourquoi dans la même foulée, Havatsa-Upem a également donné rendez-vous aux passionnés sur le parvis du Tahala Rarihasina Analakely. À l’occasion du 70ème anniversaire du cercle des poètes, les membres ont déclamé des poèmes, organisé une rencontre entre le public et les poètes et écrivains comme Esther Randriamamonjy. Cette célébration a été l’occasion de redécouvrir ces talents oubliés et de raviver les souvenirs, à la veille de la célébration du 29 mars.
Zo Toniaina




