
Le monde de la justice malgache est en deuil. Jacques Randrianasolo, ancien ministre de la Justice et garde des Sceaux, s’est éteint hier, laissant derrière lui une empreinte indélébile dans l’appareil judiciaire du pays. Magistrat chevronné, il affichait un parcours remarquable, fort de 42 années d’expérience consacrées au service de la loi et de l’institution judiciaire. Tout au long de sa riche carrière, cet homme de droit a occupé de hautes fonctions névralgiques. Il a notamment exercé en tant que procureur général près la Cour d’appel d’Antananarivo, un poste de premier plan où son sens de la rigueur et de la probité a marqué les esprits. Son engagement pour la corporation s’est également illustré en 2014, lorsqu’il a été plébiscité par ses pairs pour siéger en tant que représentant des magistrats au sein du Conseil supérieur de la magistrature (CSM). La consécration de son parcours institutionnel l’a mené, le 24 janvier 2019, à la tête du département de la Justice au sein du gouvernement dirigé par Christian Ntsay. Il a dirigé ce ministère stratégique jusqu’en janvier 2020. Durant son passage aux commandes, ses discours et ses actions ont été marqués par des combats de fond : la lutte acharnée contre la corruption, l’amélioration continue du système judiciaire malgache et la défense farouche de l’indépendance de la justice face aux pressions. Avec sa disparition, la grande famille judiciaire perd l’une de ses figures les plus respectées, dont le dévouement et l’intégrité professionnelle resteront gravés dans les mémoires. Midi Madagasikara présente ses condoléances à la famille de l’ancien ministre et s’associe à sa douleur dans cette épreuve.
Julien R.



