Face à la recrudescence des enlèvements et des violences visant notamment les personnes atteintes d’albinisme, le ministère de la Justice a adressé, le 29 juillet, une instruction à l’ensemble des cours et tribunaux du pays.
Le ministère de la Justice hausse le ton. Au niveau de Faravohitra, on veut accélérer le traitement des dossiers « les plus sensibles » et durcir la réponse pénale contre leurs auteurs. Dans une circulaire en date du 29 juillet, le ministère justifie cette décision par « le contexte actuel », marqué par la multiplication des « affaires d’enlèvements, des persécutions et des décapitations de personnes atteintes d’albinisme, mais aussi des vols aggravés et des crimes de sang ». Estimant que « des mesures drastiques s’imposent », la circulaire demande aux magistrats et aux officiers de police judiciaire d’appliquer des consignes strictes à toutes les étapes de la procédure.
La première mesure concerne le renforcement du Traitement en temps réel (TTR). Les procureurs de la République, selon les termes de cette correspondance, sont chargés de veiller à ce que ce dispositif soit maîtrisé et systématiquement utilisé par tous les officiers de police judiciaire de leur ressort. Ce mécanisme permet aux magistrats du parquet d’être immédiatement informés des dossiers sensibles dès leur ouverture et d’orienter sans délai les enquêtes, tout en assurant une liaison permanente avec les enquêteurs jusqu’à la transmission des procédures au parquet.
Réquisitions
Le ministère exige également une plus grande fermeté dans le traitement judiciaire de ces affaires. Dès lors que des charges suffisantes sont réunies, « les auteurs, coauteurs et complices devront être placés en détention préventive au cours des enquêtes ». Lorsque les dossiers sont confiés à un juge d’instruction, selon cette circulaire, les magistrats du parquet devront requérir expressément le placement sous mandat de dépôt, s’opposer aux décisions de liberté provisoire et faire appel des décisions qu’ils jugeraient contraires à leurs réquisitions. Au stade du jugement, les représentants du ministère public devront requérir des peines « fermes, exemplaires et dissuasives » lorsque les preuves sont suffisantes. La circulaire recommande également aux juridictions de prononcer des sanctions de même nature et de délivrer des mandats d’arrêt à l’audience contre les prévenus qui ne comparaîtraient pas.
Chaque cour et tribunal est invité à revoir son organisation interne afin de garantir un traitement prioritaire de ces dossiers, rappelle la correspondance. L’objectif, selon la circulaire, est d’accélérer les procédures et de faire en sorte que les affaires d’enlèvements, de crimes contre les personnes atteintes d’albinisme, de vols aggravés et de crimes de sang soient jugées dans les meilleurs délais. Par cette instruction, le ministère de la Justice entend afficher une politique de tolérance zéro face à des crimes qui alimentent depuis plusieurs mois un climat d’insécurité et suscitent une vive inquiétude au sein de la population.
Rija R



Bon OK ces voix qui s’élèvent ici et là ne déplacent que du vent. Apportez des preuves tangibles sur la culpabilité des uns et des autres, ne devancez pas les verdicts car jusqu’à maintenant, pour moi, ce n’est que conjecture et tune tempête dans un verre d’eau. ON jugera comme les disciples de Bérée !!!