
Quatre figures emblématiques du karaté malgache, les Hanshi Hugues Raharimanantsoa, Jean David Randriamalala, Ho-Fuh Oui Lone et Rogé Randriazahana, tous détenteurs du 8e dan, ont réuni la presse vendredi au Dojo Sipromad, à Ivandry. Leur message se veut clair : rappeler l’histoire et les valeurs de la discipline dans un contexte marqué par des tensions internes. Ils ont souligné que le karaté malgache doit son enracinement à deux pionniers, René Ramanitrandrasana et le regretté Adolphe Ratafika, avant que leur génération ne prenne le relais. « Nous sommes aujourd’hui les garants de cette transmission, mais le karaté n’est pas seulement une affaire de coups de pied ou de poings et de blocages. C’est une école de vie, un développement de soi et un chemin vers la vertu », ont-ils rappelé. Concernant les divergences actuelles, les doyens estiment que seule une concertation apaisée peut ramener la sérénité. Les textes de la WKF et de l’Union africaine des fédérations de karaté définissent clairement les mandats et les règles, sans possibilité d’interprétation. « Le karaté malgache doit rester au-dessus des querelles », ont-ils insisté, invitant les acteurs à replacer la discipline dans son véritable espace : le dojo, lieu de respect et de formation.
Heriniaina Samson




