La toile opaque qui recouvre l’ensemble de la clôture de l’édifice à Ankorondrano rappelle toutes proportions gardées, l’isoloir utilisé pour les élections.
La laïcité sacrifiée sur l’autel de la Refondation
En fait, il s’agit bel et bien d’un scrutin destiné à élire les membres du Conseil d’Administration de l’Eglise Jesosy Mamonjy qui n’a pas réussi depuis plusieurs années, à exorciser le démon de la division. A croire que les bancs de cette entité religieuse qui n’est pas tout à fait une association cultuelle sans être entièrement une église traditionnelle, sont envahis par une force maléfique qui resurgit à chaque renouvellement des membres du CA. C’était encore le cas samedi 18 juillet, date prévue pour l’élection qui ne fait pas l’unanimité dans les rangs des fidèles. Avec d’un côté, les partisans de la tenue du scrutin et de l’autre, les baptisés venus essentiellement des provinces qui dénoncent la mauvaise …foi de ceux qui affirment en revanche être dignes de …foi. Les rivalités réapparaissent pour la énième fois. A tel point que le ministère de l’Intérieur – également en charge des cultes – a suspendu l’élection, par l’intermédiaire du Préfet de Police. Sans doute dans un souci de préserver l’ordre public face aux tensions autour de cette élection. On est en droit – notamment sur le plan constitutionnel du terme – de se demander si pareille intervention des pouvoirs publics ne représente pas une entorse au principe de laïcité de l’Etat consacré par la Constitution en son article 1er qui dispose que « Le peuple malagasy constitue une Nation organisée en État souverain, unitaire, républicain et laïc ». L’article 2 de poursuivre que « l’Etat affirme sa neutralité à l’égard de toutes les religions. La laïcité de la République repose sur le principe de la séparation des affaires de l’État et de ses institutions religieuses et de leurs représentants. L’État et les institutions religieuses s’interdisent toute immixtion dans leurs domaines respectifs ». Par cette ingérence dans les affaires de l’Église Jesosy Mamonjy, l’État risque de sacrifier la laïcité sur l’autel de la Refondation.
R.O



Il suffirait peut-être de nommer un PDS à la tête de cette église particulière laissée par DAOUD sans dogme bien établie, mais qui attise bien des convoitises financières ; et comme le crétiinisme n’est pas seulement l’apanage de politiques, certains influenceurs en mal d’audience s’ingénient à semer la discorde ici et là afin d’apporter leur grain de sel ouvrant les mannes des nombreux fidèles complétement déboussolés pour savoir démêler les vrais messagers de Dieu de ceux de Satan. Quelle époque d’entourloupe spirituelle mes amis !!!