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samedi, septembre 26, 2026
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Lanceurs d’alerte : Le projet de loi attend la volonté politique, selon TI-MG

Célébrée hier à travers le monde, la Journée internationale des lanceurs d’alerte (World Whistleblowing Day) remet sur le tapis l’urgence absolue de sécuriser ces veilleurs démocratiques à Madagascar. Loin des clichés réducteurs, le lanceur d’alerte est un citoyen intègre qui révèle, de bonne foi et de manière totalement désintéressée, des actes illégaux, des faits de corruption ou des atteintes graves aux droits de l’homme dont il est le témoin direct. Ce n’est ni un diffuseur de fake news en quête de notoriété, ni un maître-chanteur qui monnaie ses informations pour son profit personnel. C’est un acteur essentiel au service exclusif de la collectivité.

Dans la Grande île, le constat dressé par Transparency International Initiative Madagascar (TI-MG) est sans appel : sur le plan technique, les devoirs ont été faits. Le projet de loi sur la protection des lanceurs d’alerte a déjà été finalisé par les experts et soumis au Comité de Réforme du Système Pénal (CRSP). Pourtant, la machine législative semble grippée au sommet de l’État. Ce qui fait cruellement défaut aujourd’hui, c’est une réelle volonté politique pour inscrire ce texte à l’ordre du jour et l’adopter. Depuis 2018, TI-MG et les organisations de la société civile montent au créneau pour exiger ce cadre juridique indispensable. Sans cette loi, dénoncer les dérives reste une douce illusion et un exercice à haut risque face aux représailles. Pour la crédibilité de la lutte anti-corruption, le statu quo n’est plus tenable. Les institutions doivent enfin prendre leurs responsabilités.

Julien R.

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