
Un parc privé, étalé sur une superficie de 5 hectares, est localisé à plus de 22 km de la capitale, sur la RN1, et bordé par la rivière Katsaoka.
Il s’agit de « Lemurs’Park », mis en place depuis plus de 25 ans et qui abrite, comme son nom l’indique, sept espèces de lémuriens diurnes habitués à la présence humaine et vivant en liberté. On y trouve notamment le « Sifaka », ou propithèque de Coquerel, le « Tsibahaka », ou propithèque couronné, le « Maki », ou lémur catta, le « Komba », ou lémur macaco, le « Varika », ainsi que le « Bokombolo », ou lémur de bambou, et l’« Akomba ». « Plus de 4 000 visiteurs du parc sont enregistrés chaque année. Près de 58 % d’entre eux sont des touristes français, tandis que les nationaux ne représentent que 2 à 5 % des visiteurs », a expliqué Andrianantoanina Rakotomamonjy, un guide de « Lemurs’Park ».
Éducation environnementale. « Des touristes en provenance des pays asiatiques et de l’Europe de l’Est ont également été attirés par le parc afin de découvrir ces espèces de lémuriens diurnes, des tortues « Angonoka » et bien d’autres plantes endémiques de Madagascar. On peut citer, entre autres, les baobabs et les « vahona », qui sont exploités pour la fabrication de produits cosmétiques et de médicaments », a-t-il ajouté. Il faut savoir que la mise en place de ce parc privé a pour vocation de favoriser la reproduction de ces espèces de lémuriens, car ce patrimoine identitaire de la destination Madagascar est menacé d’extinction. En outre, 12 000 arbres endémiques y ont été plantés en vue de reconstituer leur habitat.
Par ailleurs, Colas Madagascar soutient Lemurs’Park depuis 2007 pour la promotion de l’éducation environnementale et la conservation de la biodiversité auprès des jeunes générations, dans le cadre de sa démarche RSE. Quarante enfants de ses collaborateurs ont été sensibilisés hier à la protection du patrimoine naturel du pays et aux enjeux environnementaux.
Navalona R.


