
Il a été adopté en Conseil des ministres en date du 09 mars 2022 que la distribution électrique sera libéralisée. Face à une telle décision, le syndicat des employés de la JIRAMA portant l’enseigne de SEMM, a émis une contestation ferme. « Nous nous opposons catégoriquement à cette forme de privatisation de la société d’Etat en charge de la production d’eau et d’électricité », a déclaré Tiana Razafindrakoto, président du syndicat SEMM. Et lui d’ajouter que la gestion de toutes les infrastructures existantes appartenant à la JIRAMA ne devrait pas être confiée à un acteur privé. Le syndicat interpelle ainsi le président de la République et tous les membres du gouvernement, en particulier le ministre en charge de l’Energie et des Hydrocarbures, à revenir sur cette décision. « A notre avis, le redressement de l’entreprise nationale s’avère encore prioritaire. Pour ce faire, nous ne cessons de réclamer l’amélioration et l’entretien périodique des infrastructures pour que nous puissions fournir des services de qualité aux abonnés », explique-t-il. Par ailleurs, le SEMM interpelle les deux Chambres législatives à réviser la loi No 98032-2017020 afin que la JIRAMA puisse augmenter sa production électrique, en priorité, et faire une extension d’activité. « Nous sollicitons tous les employés de la JIRAMA et tous les abonnés à s’opposer fermement à toute forme de privatisation de l’entreprise qui fournit des services publics. Sinon, la JIRAMA deviendra une société commerciale qui ne pense plus à l’aspect social de son activité », a-t-il conclu.
Navalona R.




