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vendredi, octobre 23, 2026
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Litige foncier à Arivonimamo : Les paysans donnent 30 jours pour restituer leurs terres

La tension persiste à Faharetana, dans la commune de Morarano Antongona, district d’Arivonimamo, région Itasy. Ce mardi 13 octobre, des membres de l’association Fikambanana Tantsaha ao Faharetana (FITAFA) et des habitants de la commune de Morarano Antongona, de Mahereza, d’Ambatomirahavavy et d’Imerintsiatosika ont marché vers la mairie de Morarano Antongona afin de demander le départ des deux entreprises, toutes implantées dans la localité. Les manifestants les accusent de perturber leurs activités agricoles et la vie de la communauté. Conduite par Niriantsoa Randrianjakamanana, ancien maire de Morarano Antongona de 2015 à 2019 et président du FITAFA, la mobilisation porte sur un terrain d’environ 650 hectares occupé par ces entreprises, dont les habitants revendiquent la restitution. Selon l’association, ces terres, cultivées depuis plusieurs générations, seraient issues de l’époque coloniale et devraient revenir aux paysans malgaches. Les manifestants dénoncent notamment la destruction de leurs cultures, les violences, ainsi que les arrestations et les poursuites judiciaires visant certains membres de la communauté. Ils évoquent également des restrictions imposées à la circulation des animaux d’élevage.

Une procédure foncière en cours

Selon Niriantsoa Randrianjakamanana, une demande a été déposée auprès du ministère de l’Aménagement du territoire en novembre 2025. Après plusieurs démarches administratives, le dossier serait actuellement au niveau du district d’Arivonimamo, où la mise en place d’un comité ad hoc chargé de procéder à la reconnaissance des terrains concernés est attendue. Le dossier devra ensuite être transmis au ministère compétent, qui décidera de la suite à donner à la demande. L’ancien maire affirme par ailleurs que le terrain aurait fait l’objet d’un bail conclu en 1983 par les Libyens pour une durée de 25 ans. Arrivé à échéance en 2008, le terrain aurait dû revenir à l’État, mais a été vendu à des étrangers durant la période de la Haute Autorité de la Transition, sous Andry Rajoelina.

Un ultimatum de 30 jours

Reçus par l’actuel maire de Morarano Antongona, Gilbert Razafindrakoto, les représentants des habitants ont fixé un délai de 30 jours pour obtenir le départ des deux entreprises. Ils préviennent qu’ils envisageront des actions plus fermes à l’expiration de ce délai. Le maire a, pour sa part, rappelé que la commune ne disposait pas du pouvoir de trancher ce litige foncier. Il a appelé les habitants à faire confiance aux démarches engagées par les autorités compétentes et à respecter les procédures légales.

T.M.

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