
La crise au Moyen-Orient impose de nouveaux arbitrages budgétaires à Madagascar. Depuis le début de la guerre en Iran, le prix du pétrole brut a déjà doublé et celui du pétrole raffiné a triplé. Face aux répercussions de cette conjoncture internationale sur les prix, les importations et les équilibres économiques, le Gouvernement a révisé la Loi de finances rectificative 2026 afin d’adapter le budget de l’État aux réalités du moment, d’après le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aimé Ramiarison Herinjatovo. En effet, ce texte vise à ajuster les priorités sans renoncer aux réformes engagées. Les investissements structurants resteront au cœur de l’action publique, notamment dans les infrastructures routières, l’énergie et l’agriculture. L’objectif est de soutenir la production nationale, de renforcer la résilience économique et d’accompagner la relance malgré un environnement mondial plus incertain.
Proximité. La décentralisation constitue également un axe fort de cette rectification budgétaire. Les ressources allouées aux Services territoriaux déconcentrés (STD) et aux Collectivités territoriales décentralisées (CTD) seront portées à 12% du budget national, contre 3% auparavant, afin de leur donner davantage de moyens et d’accélérer les réponses de proximité. Sur le plan fiscal, la suppression de la TVA sur les intérêts bancaires figure parmi les mesures envisagées pour alléger le coût du financement, soutenir les investisseurs et faciliter l’accès au crédit. La Loi de finances rectificative devrait enfin consolider la lutte contre la corruption et l’amélioration des recettes fiscales. Pour le gouvernement, il s’agit de préserver la stabilité des finances publiques tout en orientant davantage le budget vers la relance économique et le développement local.
Antsa R.




