Mamy Ravatomanga aurait été pressenti comme candidat à l’élection présidentielle à Madagascar alors qu’Andry Rajoelina était encore au pouvoir.
La fille de Mamy Ravatomanga, Lova Ravatomanga, a révélé lors de son audition par la justice mauricienne, jeudi 10 septembre, que son père « a été pressenti candidat à l’élection présidentielle à Madagascar ». Cette déclaration a été faite devant les juges du Bail and Remand Court de Maurice, selon la presse mauricienne. Cette révélation apporte un nouvel éclairage sur le positionnement politique de l’homme d’affaires, actuellement détenu à Maurice depuis octobre 2025 dans le cadre de procédures judiciaires le concernant. Elle suggère surtout que ses ambitions politiques auraient pu dépasser le cercle de l’influence économique et viser directement la magistrature suprême.
Mamy Ravatomanga s’est imposé comme l’un des hommes d’affaires les plus influents sous le régime d’Andry Rajoelina. Sa proximité avec le pouvoir et son influence dans les milieux économiques ont régulièrement alimenté les débats sur son rôle dans la vie publique du pays. Il était également présent sur le terrain politique pendant le mandat d’Andry Rajoelina et avant la chute en octobre 2025. Mais la déclaration de sa fille devant la justice mauricienne donne une nouvelle dimension à cette implication. Selon elle, son père aurait été envisagé comme candidat à la présidentielle, alors qu’Andry Rajoelina était encore aux commandes du pays. Si cette affirmation se confirme, elle placerait donc les ambitions politiques de Mamy Ravatomanga dans une perspective beaucoup plus large que celle d’un simple soutien ou acteur de l’ancien pouvoir. Lova Ravatomanga a également cherché à convaincre la justice mauricienne que les poursuites engagées contre son père pourraient avoir un soubassement politique. Une ligne de défense particulièrement sensible dans un dossier qui se joue désormais largement devant les juridictions mauriciennes.
La justice de Maurice n’a toutefois pas encore tranché définitivement sur le sort de l’homme d’affaires. La prochaine échéance judiciaire est fixée au 12 octobre, date à laquelle le Bail and Remand Court doit se prononcer sur la demande de liberté sous caution introduite par la défense de Mamy Ravatomanga. Face à cette demande de remise en liberté, la Financial Crime Commission (FCC) maintient sa position. L’organisme mauricien, qui poursuit Mamy Ravatomanga, met notamment en avant le risque qu’il puisse prendre la fuite s’il était libéré sous caution. La bataille judiciaire se poursuit donc sur deux fronts : d’un côté, la défense, qui conteste le maintien en détention et évoque notamment un arrière-plan politique ; de l’autre, les autorités mauriciennes, qui invoquent le risque de fuite.
Rija R.





A envoyer ce mamy en chine pour la peine de mort …..
Surtout le parrain a enfanté une fille du trottoir !