
Ecologique et économique à la fois , la SALFA-FLM prévoit de mettre en place un centre de production de produits d’hygiène et de désinfectant. Le maïs et la canne à sucre en sont les matières premières. La Covid-19 fait exploser les ventes de produits d’hygiène et de désinfectant qui ne sont pas toujours à la portée de tous. C’est dans ce sens qu’est née la coopération entre le réseau SALFA-FLM (église luthérienne) et la société Suisse Saniswiss pour donner naissance à la SALFA hygiène. L’ambition finale est de mettre en place un centre de production de produits d’hygiène et de désinfectant à base de végétaux notamment la canne à sucre et le maïs. Mais pourquoi ce choix alors qu’une gamme de produits sous différentes marques inonde déjà le marché ? « Aujourd’hui dans les hôpitaux du pays, c’est le chlore et l’eau de javel qui sont massivement utilisés et le niveau de dilution est très faible, autour de 10%. Nous avons un niveau de dilution 20 fois plus fort. Déjà en terme de coût, c’est beaucoup plus intéressant », explique Raphaël-Ange Prebay, responsable régional des ventes auprès de Saniswiss, avant de poursuivre qu’« un bidon de chlore ou d’eau de javel une fois ouvert est efficace pendant dix jours. Nous proposons des produits, qui une fois ouverts sont encore efficaces pendant trois à six mois. Le chlore et l’eau de javel sont très efficaces mais par contre ils sont très dangereux pour les utilisateurs. Ils ont des niveaux de stabilité très faibles et reviennent plus chers », argue-t-il. Madagascar sera un centre de production régionale qui alimentera l’île et les pays voisins qui souffrent aussi d’un manque important de produits de qualité à prix abordable, selon à son tour le directeur général de la SALFA , le Dr Sahondra Pascaline Rasoarimanana.
Narindra Rakotobe




