
Le ministère de l’Eau prévoit de construire des bassins de rétention d’eau. Ce projet cible essentiellement les localités ayant des difficultés dans l’approvisionnement en eau.
Nouvelle stratégie. Pour prévenir ces sécheresses à répétition, des projets de bassin de rétention d’eau sont envisagés par le ministère de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hygiène (MEAH). Ces infrastructures seront mises en place dans douze localités du pays qui se trouvent dans les parties Sud, Centre et Ouest du pays, selon l’annonce faite par le nouveau ministre du MEAH, Fidiniavo Ravokatra lors de la passation de service avec son prédécesseur, Ladislas Adrien Rakotondrazaka à Ambohijatovo, hier. Les détails concernant ce projet seront annoncés ultérieurement mais le ministre sortant n’a pourtant pas manqué de préciser que ce projet a déjà fait l’objet d’une discussion avec les partenaires comme la Banque Africaine de Développement (BAD), la semaine dernière. « L’eau stockée dans ce bassin sera destinée à la consommation ou encore à l’agriculture lors de la période de sécheresse. Les localités ayant des difficultés dans l’approvisionnement en eau seront priorisées », selon Fidiniavo Ravokatra.
Objectifs. L’accès à l’eau potable s’est amélioré mais des efforts restent encore à faire. D’après toujours le ministre fraîchement nommé à la tête du MEAH, 60% de la population doit avoir accès à l’eau d’ici 2023 si ce taux était de 47% en 2020. Pour atteindre cet objectif, des activités parallèles sont déjà menées dans les zones urbaines et les zones rurales pour qu’aucune localité ne soit oubliée et pour accélérer la réalisation des projets infrastructurels liés à l’eau et à l’assainissement à Madagascar. « La construction des infrastructures d’approvisionnement en eau dans le Sud se poursuit. C’est également le cas pour les forages au niveau des fokontany, communes et districts », renchérit le nouveau ministre. En termes d’assainissement, Madagascar se lance comme objectif d’augmenter à 90% le taux d’abandon de la défécation à l’air libre si ce taux est actuellement de 55%.
Narindra Rakotobe




