
La capitale malgache franchit une nouvelle étape dans l’amélioration de ses infrastructures urbaines avec le lancement de la deuxième phase du Programme intégré d’assainissement de Tananarive (PIAA).
Face aux défis croissants liés au changement climatique, à l’expansion urbaine rapide et aux inondations récurrentes, ce programme, qui vient d’être lancé, apparaît comme une réponse stratégique pour la capitale de Madagascar. Les récentes pluies et les inondations qu’elles engendrent ont en effet mis en lumière l’urgence de moderniser les infrastructures afin de limiter les dégâts et d’améliorer le quotidien des habitants. D’où le Programme intégré d’assainissement d’Antananarivo (PIAA), dont l’objectif principal consiste à « réduire la durée et l’impact des inondations, tout en favorisant une gestion urbaine qui laisse une place suffisante à l’eau afin de minimiser les effets des événements climatiques majeurs comme les cyclones ». Les interventions du projet permettront ainsi de réduire significativement les risques sanitaires liés aux inondations et d’améliorer la gestion des eaux usées dans ces zones.
Majeures
La première phase du PIAA avait déjà permis des avancées significatives, notamment avec la réhabilitation de 15 kilomètres du canal Andriantany et l’installation de cinq stations de pompage. Ces réalisations ont contribué à réduire les inondations dans plusieurs quartiers vulnérables. La nouvelle phase, qui vient d’être lancée, prévoit la mise en place d’un réseau moderne de drainage des eaux pluviales, avec des travaux qui débuteront aux abords du stade de Mahamasina. Ces travaux comprennent : la réhabilitation des caniveaux, le confortement des berges du canal Andriantany (sur 6,7 km entre Ankadimbahoaka et Ankorondrano) et, enfin, la création d’exutoires. À terme, près d’un million de personnes devraient bénéficier directement de ces améliorations, renforçant ainsi la résilience de Tananarive face aux aléas climatiques.
Public
Concrètement, la réhabilitation des caniveaux consiste en des travaux de pose de canalisations sous chaussée par tranche, avec des dimensions comprises entre 1,5 m et 6 m de largeur, sur une hauteur de 1,5 m, dans les quartiers de Mahamasina (1,8 km), Antanimena (0,5 km) et Analakely (1 km). Ces chantiers impactent directement la circulation tananarivienne en créant des embouteillages monstres qui suscitent le mécontentement des Tananariviennes et des Tananariviens. Face aux désagréments causés et en toute conscience de la situation, le Dr Anjaratiana Elia Razafindrianiaina, ministre de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hygiène, a publiquement présenté ses excuses lors d’une conférence de presse organisée dans les locaux de son département ministériel. Elle a ajouté que, malgré les désagréments passagers qu’ils occasionnent, ces travaux auront un impact durable.
Clés
Des mesures d’atténuation sont déjà mises en place et constamment améliorées pour accompagner les riverains et les Tananariviennes et Tananariviens durant la durée de ce projet. L’on peut citer la mise en place de déviations et de signalisation ; des dispositifs d’atténuation, de gestion des plaintes et de communication. À cela s’ajoutent des campagnes d’information et de sensibilisation de proximité auprès des riverains et de la population des fokontany affectés directement par les travaux ; des campagnes de communication audiovisuelle, à travers les réseaux sociaux du projet, les relais d’informations réalisés par les parties prenantes, les interventions sur les plateaux des stations TV et radio de la capitale, auprès des riverains et des usagers de la route.
José Belalahy




