
Le dossier de Madagascar devrait revenir devant le Conseil d’administration du Fonds monétaire international vers la fin du mois de septembre, après un premier report intervenu en juillet. Le Conseil devrait examiner les troisième et quatrième revues combinées au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) et de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD), ainsi qu’une demande de dérogation liée à un écart sur un critère de performance. Le report du dossier était notamment intervenu après la décision de l’État malgache de suspendre momentanément l’application du mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants à la pompe, pour éviter des retombées négatives plus coûteuses. À la suite de cette décision, le FMI a demandé aux autorités malgaches des précisions sur les mesures compensatoires envisagées, leurs effets attendus et leur soutenabilité. Des échanges techniques ont alors été engagés entre les deux parties afin d’examiner en détail les implications budgétaires et macroéconomiques de l’orientation retenue par Madagascar.
Sur la table
La différence, désormais, est que le pays dispose d’un plan de relance économique et d’une politique plus structurée pour guider ses décisions. L’objectif affiché est de ne plus fonder les arbitrages uniquement sur les constats du passé ou sur les situations déjà subies, mais de les inscrire dans une stratégie définissant des priorités, des mesures et des perspectives. La suspension temporaire du mécanisme d’ajustement des prix à la pompe s’inscrit ainsi, selon cette logique, dans une orientation économique plus large, accompagnée de mesures destinées à préserver les équilibres tout en soutenant la relance. Les autorités malgaches ont donc dû expliciter auprès du FMI le contenu de ces mesures et démontrer la cohérence, ainsi que la soutenabilité, de l’option choisie. Après plusieurs semaines de discussions techniques et de clarifications, le processus progresse désormais vers une nouvelle étape. L’examen attendu vers la fin septembre devra notamment permettre d’apprécier les avancées réalisées, les ajustements demandés et la compatibilité de la stratégie économique malgache avec les engagements pris dans le cadre des programmes conclus avec le FMI.
Antsa R.


