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jeudi, octobre 1, 2026
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«…mahazaka maniraka »

Plus de 240 ressortissants malgaches, en situation irrégulière à Maurice, ont été interpellés par les autorités locales. Il s’agit, pour la plupart, de personnes arrivées sur le territoire mauricien avec un visa touristique et qui restent au-delà de la date de validité du visa, ou de travailleurs dont le contrat n’a pas été renouvelé.

«…mahazaka maniraka »

L’île Maurice, le nouvel Eldorado des travailleurs malgaches ? Pas sûr, si l’on en juge par les nombreux signalements reçus par les associations de ressortissants malgaches à Maurice. Nombre de travailleurs se retrouvent victimes de réseaux qui exploitent des ressortissants malgaches, les rendant particulièrement vulnérables et exposés aux abus dans le domaine du travail.

Il faut savoir que Maurice compte près de 10 000 travailleurs malgaches déclarés. Présents en nombre dans plusieurs domaines, notamment dans celui du textile – en dépit des difficultés rencontrées par ce secteur d’activité actuellement – la construction et les services, lesquels attirent de nouveaux candidats chaque année, ainsi que l’hôtellerie et le tourisme. Poussés à l’expatriation en raison de la situation extrêmement difficile à Madagascar, les candidats au départ sont prêts à tout, ou presque, pour trouver du travail à l’extérieur. Un proverbe malgache ne dit-il pas « Ny fitadiavana mahazaka maniraka » ? Optons pour la traduction littérale faisant référence à la recherche de moyens de subsistance, poussant à partir loin et faisant supporter de nombreuses épreuves. L’île Maurice, « à deux pas » de la Grande île, est souvent vue comme une belle opportunité. Mais parfois, pour ne pas dire souvent, l’herbe n’est pas toujours plus verte dans l’île voisine. Nombreux sont ceux, aussi réguliers soient-ils, qui se retrouvent victimes d’abus dans le cadre professionnel : passeports confisqués, bas salaires, conditions de travail très difficiles, heures de travail à rallonge sans compensation, absence de protection, et bien d’autres, d’après les doléances reçues par les associations. Mais il y a également ceux qui ne rencontrent pas de grandes difficultés et s’épanouissent pleinement dans leur travail. Statistiquement, sont-ils sont plus nombreux par rapport aux autres ? L’on serait tenté de répondre par la négative. Mais « les autres » optent toujours pour « là-bas » qu’au pays, là où ils ont « tout essayé », sans succès. Leur dernière option : survivre, et visiblement, plutôt ailleurs qu’ici…

Hanitra R.

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