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jeudi, septembre 24, 2026
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AccueilPolitiqueMaître Saïd Larifou :  Madagascar face aux défis de 2050

Maître Saïd Larifou :  Madagascar face aux défis de 2050

L’avocat international animera une conférence sur les enjeux stratégiques et démographiques du pays le 29 septembre à Antsiranana. (Photo d’archives).

L’avocat international revient sur le mouvement Gen Z, la situation démographique du pays et les responsabilités du gouvernement face aux enjeux des prochaines décennies. Madagascar compte aujourd’hui plus de 30 millions d’habitants et pourrait atteindre près de 50 millions à l’horizon 2050. Une évolution démographique qui, pour Maître Saïd Larifou, ne peut être laissée de côté dans les réflexions sur l’avenir du pays. L’avocat international estime que Madagascar dispose de nombreuses richesses, mais qu’elles restent insuffisamment valorisées. Il va jusqu’à qualifier le pays de « pays gâché ». Une manière de rappeler que les potentialités existent, mais que leur mise en valeur reste un défi pour les responsables du pays.

Climat de confiance

En revenant sur le mouvement Gen Z, Maître Saïd Larifou rappelle qu’il constitue, selon lui, l’une des origines du changement politique intervenu dans le pays. Il estime que les revendications de cette jeunesse ne doivent pas être oubliées. Il évoque également une jeunesse africaine qui porte une vision pacifique et fait entendre ses revendications au-delà des frontières. Des revendications qui, selon lui, concernent aussi les jeunes et les communautés africaines installées en Europe, en Amérique ou en Afrique, entre autres. Pour Maître Saïd Larifou, le gouvernement doit aujourd’hui établir un climat de confiance avec la population. Il appelle également à présenter une vision claire et à expliquer les différentes étapes nécessaires au redressement du pays. Il rappelle que la population doit connaître les responsabilités qui incombent aux dirigeants dans cette période. Une manière, pour lui, de remettre la responsabilité du devenir du pays au centre du débat.

Coopération régionale

La question de la gouvernance est également évoquée. Maître Saïd Larifou fait remarquer que Madagascar ne doit pas considérer la communauté internationale comme celle qui doit définir seule la situation du pays. La stabilité nationale doit, selon lui, rester une priorité. Il insiste aussi sur la nécessité de faciliter les échanges et de respecter l’État de droit. Pour lui, le développement constitue la principale voie permettant au pays de préparer son avenir. Cette intervention intervient dans le cadre d’une conférence qui se tiendra le 29 septembre à l’Université d’Antsiranana, autour du thème « Antsiranana, porte stratégique de Madagascar sur l’océan Indien : souveraineté, coopération régionale et vision à l’horizon 2050 ». Organisée par l’Institut du Droit International Africain et de la Bonne Gouvernance (IDIABG), la rencontre entre dans le cadre de la célébration du 70e anniversaire de la province d’Antsiranana.

Recueillis par Nadia R.

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