De retour de Chine samedi dernier, le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison a dressé le bilan de son déplacement stratégique lors d’un point de presse à Ivato. Au centre des discussions avec les autorités de Pékin : l’agriculture, l’énergie, la recherche et les nouvelles technologies. L’objectif affiché par le gouvernement est d’accroître la production nationale et d’accélérer le développement socio-économique en s’appuyant sur l’expertise chinoise.
Riz hybride
En effet, l’agriculture figure en tête des priorités. La délégation malgache a visité des rizières expérimentales où collaborent déjà deux chercheurs malgaches. L’attention s’est portée sur le riz hybride, en mesure d’atteindre des rendements exceptionnels de 15 tonnes à l’hectare. Antananarivo ambitionne d’en généraliser la culture grâce à la création d’un centre national de production de semences adaptées aux réalités locales, couplée à la formation et au soutien financier des producteurs.
Source d’inspiration
Sur le plan énergétique, les échanges ont porté sur l’extension du réseau électrique via le développement du photovoltaïque. Plusieurs compagnies chinoises, déjà engagées sur la Grande île, devraient renforcer leurs investissements dans le solaire. Enfin, le volet technologique a mis en lumière l’application de l’intelligence artificielle à la sécurité ainsi que l’exploitation des données satellitaires pour consolider l’autonomie nationale. En marge de ses rendez-vous officiels, le chef du gouvernement s’est rendu à l’Université du Yunnan, qui abrite un centre de recherche dédié à Madagascar. Au-delà des accords sectoriels, le modèle de développement chinois fondé sur la planification reste une source d’inspiration, qu’il faudra désormais adapter aux besoins réels de la population.
Julien R.


