
Mamy Ravatomanga reste en prison à Maurice. Nouveau revers judiciaire pour ce célèbre homme d’affaires. Sa famille, de son côté, dénonce un acharnement politique.
Mamy Ravatomanga reste derrière les barreaux à Maurice. La Bail and Remand Court de la justice mauricienne a rejeté, ce lundi 12 octobre, la demande de remise en liberté sous caution de l’homme d’affaires malgache, prolongeant ainsi son incarcération dans une affaire judiciaire aux multiples enjeux. Le magistrat Mohammad Ilfaaz Farook Nathire a suivi les arguments de la Financial Crimes Commission (FCC), qui a notamment mis en avant les risques de fuite, de falsification de preuves et de pressions sur les témoins, selon la presse mauricienne qui suit de près l’affaire.
Cette décision constitue, à cet effet, un nouveau revers pour Mamy Ravatomanga, arrêté le 24 octobre 2025 par la FCC et détenu depuis à la prison de Melrose. Près d’un an après son arrestation, sa situation judiciaire demeure donc inchangée. Sa demande de libération sous caution n’a pas abouti, tandis que les poursuites engagées contre lui suivent leur cours. Le dossier repose actuellement sur trois accusations provisoires, dont deux pour blanchiment d’argent et une pour entente délictueuse.
Les arguments avancés par la FCC ont donc pesé dans la décision du magistrat, en particulier les risques que pourrait présenter une remise en liberté pour la suite de la procédure. Le risque de fuite constitue l’un des principaux points soulevés par les autorités judiciaires mauriciennes. À cela s’ajoutent, selon la presse mauricienne, les craintes de voir des éléments de preuve altérés ou des témoins subir des pressions. Des considérations qui ont conduit la juridiction à ne pas accéder à la demande de caution.
Silence
Le rejet de cette demande ne constitue toutefois pas, en lui-même, une déclaration de culpabilité. Les accusations demeurent provisoires et la procédure judiciaire doit suivre son cours. Sur un autre front, la famille de Mamy Ravatomanga a récemment décidé de prendre la parole. La semaine dernière, Haingo Ravatomanga, épouse de l’homme d’affaires, a brisé le silence dans une interview accordée à la presse mauricienne. Elle y dénonce un acharnement politique contre sa famille, qu’elle estime prise dans les remous de cette affaire judiciaire.
La position de son épouse apporte un nouvel éclairage sur la manière dont la famille perçoit les poursuites engagées à Maurice, sans pour autant modifier la situation judiciaire de l’intéressé. D’un côté, la FCC invoque des risques susceptibles de compromettre le bon déroulement de la procédure pour justifier le maintien en détention. De l’autre, la famille dénonce ce qu’elle considère comme une pression à caractère politique. Ces deux positions illustrent les tensions qui entourent cette affaire, dont l’issue dépendra désormais des prochaines étapes judiciaires. Pour l’homme d’affaires malgache, l’horizon judiciaire reste donc incertain, alors que les accusations provisoires de blanchiment d’argent et d’entente délictueuse continuent de peser sur son dossier.
Rija R.





