En déplacement en Europe, Marc Ravalomanana relance son message en faveur du dialogue national et de la recherche de solutions malgacho-malgaches. Samedi dernier, à Paris, l’ancien président de la République a rencontré les membres du parti Tiako i Madagasikara (TIM) de France, où il a livré un discours axé sur la confiance, l’État de droit et la nécessité d’une large concertation pour sortir Madagascar de ses difficultés. Face à ses partisans, Marc Ravalomanana a insisté sur l’urgence de dépasser les clivages politiques pour répondre aux défis qui frappent le pays. Selon lui, Madagascar a besoin avant tout de solutions construites par les Malgaches eux-mêmes. « Nous sommes la solution du pays », a-t-il déclaré, rappelant qu’aucune personne seule ne peut prétendre reconstruire la nation. Un message qui intervient alors que les débats autour des futures concertations nationales occupent une place croissante dans le paysage politique malgache.
L’ancien chef de l’État a également estimé que la crise actuelle ne se limite plus au champ politique. Les préoccupations sociales, a-t-il souligné, sont devenues tout aussi pressantes. Pouvoir d’achat en berne, difficultés économiques persistantes et précarité grandissante constituent autant de défis auxquels les dirigeants doivent répondre. Dans son intervention, Marc Ravalomanana a mis l’accent sur la question de la confiance entre les citoyens et leurs gouvernants. Selon lui, le peuple malgache a besoin de dirigeants crédibles et d’institutions capables de garantir l’État de droit. Il a également plaidé pour l’instauration d’une « paix républicaine », considérée comme une condition indispensable à la stabilité et au développement du pays.
Le président fondateur du TIM a par ailleurs insisté sur la nécessité d’un dialogue inclusif. Pour lui, la sortie de crise passe par l’écoute de toutes les composantes de la société, dont les responsables politiques, les entrepreneurs, les organisations de la société civile, les jeunes, les femmes, les représentants des régions ainsi que les Églises. Alors que plusieurs acteurs politiques réclament davantage d’espaces de discussion pour apaiser les tensions et renforcer la cohésion nationale, Marc Ravalomanana se positionne une nouvelle fois comme un défenseur du dialogue et du consensus. « Nous ferons tout notre possible pour prêter main-forte afin d’éviter que le pays s’enfonce dans la difficulté », a-t-il assuré devant ses militants.
Rija R


