Le numéro un du TIM, Marc Ravalomanana, poursuit son offensive sur l’échiquier politique. Après une descente remarquée à Toliara, c’est au tour d’Antananarivo Atsimondrano d’accueillir le leader du parti Tiako i Madagasikara (TIM) ce jour.
C’est un rendez-vous devenu immanquable dans l’agenda de « Dada ». Le reboisement annuel du TIM ne se limite plus à un simple acte citoyen en faveur de l’environnement ; il est devenu, au fil des ans, le baromètre de la popularité de l’ancien locataire d’Iavoloha. Cette année, l’événement revêt une dimension particulière. Si, par le passé, les partisans de Marc Ravalomanana avaient pris l’habitude de se retrouver dans le bastion historique d’Imerinkasinina, dans l’Avaradrano, le choix s’est porté cette fois-ci sur Vontovorona, dans le district d’Atsimondrano.
Responsabilité nationale
Ce changement de décor n’est pas le fruit du hasard. Dans un contexte de « refondation » prôné par le parti, s’installer dans l’Atsimondrano est un choix hautement symbolique. En effet, pour un parti qui aspire à reprendre les rênes du pays après seize années passées dans les rangs de l’opposition, chaque déplacement est une opportunité de tester sa capacité de mobilisation. Bien que les préparatifs se soient déroulés dans la discrétion, le message est clair : l’appel s’adresse à tous les citoyens, bien au-delà du cercle restreint des militants arborant la couleur du parti. En invitant la population civile à se joindre à cette initiative écologique, le TIM joue la carte de la responsabilité nationale, tout en renforçant son image de force de proposition face aux enjeux environnementaux urgents.
Ambitions décomplexées
Force est de constater que, sur l’échiquier politique actuel, le TIM n’est pas seul à occuper le terrain. Le parti FIVOI du député Antoine Rajerson affiche, lui aussi, des ambitions décomplexées pour la conquête du pouvoir. Les derniers rassemblements de ces deux formations ont montré une affluence qui tranche radicalement avec l’inertie d’une certaine classe politique. Pendant que d’autres formations naissantes se perdent dans des calculs d’alcôve ou des manœuvres administratives pour espérer obtenir quelques « strapontins » politiques, le TIM et le FIVOI préfèrent la confrontation directe avec la base. Dans ce contexte de reconfiguration, où de nombreux micro-partis se créent sans réelle assise populaire, la démonstration de ce jour à Vontovorona servira de test grandeur nature.
Julien R.


