Les femmes malgaches occupent une place majeure dans l’économie, selon un récent rapport international analysant les cadres juridiques et institutionnels liés à l’emploi féminin, publié récemment.
L’un des taux les plus élevés de la région. Avec une participation des femmes sur le marché du travail à 84,1%, Madagascar se distingue des pays du continent africain. Une position obtenue grâce à plusieurs facteurs. Sur le plan juridique, le pays dispose de plusieurs dispositions favorables à l’égalité professionnelle. Les lois garantissent notamment l’égalité de rémunération pour un travail de valeur égale, ainsi que la possibilité pour les femmes d’accéder aux différents secteurs économiques, y compris les emplois traditionnellement considérés comme dangereux ou réservés aux hommes. Le nouveau Code du travail, adopté récemment, renforce également certaines protections, notamment contre la discrimination fondée sur le sexe dans l’emploi. Par ailleurs, Madagascar fait partie des rares pays de la région à autoriser les employés à demander des formes de travail flexible. Ces avancées juridiques contribuent à créer un environnement relativement favorable à l’activité économique des femmes.
Persistants
Malgré ces progrès, le rapport met en évidence un écart important entre la loi et la réalité. Les dispositifs publics visant à soutenir l’emploi féminin restent limités. Les politiques de promotion de l’accès des femmes au marché du travail sont peu développées, et les institutions chargées de lutter contre les discriminations professionnelles demeurent insuffisantes. Le manque de services de garde d’enfants constitue également un frein majeur. L’absence de soutien financier aux familles et aux structures d’accueil réduit les possibilités, pour de nombreuses femmes, de concilier activité professionnelle et responsabilités familiales. Ainsi, si les femmes sont largement présentes dans l’économie malgache, leur participation s’effectue encore dans un contexte marqué par des inégalités structurelles et un accompagnement institutionnel limité.
José Belalahy


