Le Cinepax Ambodivona a accueilli, hier, la clôture de la troisième édition de la bourse de reportage « Médias Pour Les Aires Protégées ». Organisée par la FAPBM, en partenariat avec MBC et Remapsen Madagascar, la cérémonie a récompensé quatre journalistes dont les productions traduisent la richesse des réalités environnementales et sociales du pays. Placée sous le thème « 20 ans de financement des aires protégées à Madagascar : une source de vie et de développement pour les communautés », cette édition a confirmé l’intérêt croissant des médias pour la conservation, avec 23 candidatures issues de six régions. Les lauréats ont chacun bénéficié d’une bourse de 4 000 000 Ariary pour réaliser un reportage de terrain. Les productions primées racontent quatre histoires complémentaires. Dans le Parc national d’Andringitra, Philippine Rasoafara a révélé le « Triangle vital », où l’eau, la montagne et les grottes sacrées résistent au changement climatique grâce à un financement durable, qui soutient le tourisme et les revenus locaux. À Menabe Antimena, Amiko Philiberte a montré comment la riziculture améliorée à Anketrevo devient une solution pour réduire la pression sur les forêts tout en renforçant la sécurité alimentaire. Dans le complexe Mahavavy-Kinkony, Aina Nirina José Rabetany a illustré, en audiovisuel, les actions de cogestion menées avec Asity Madagascar, démontrant que biodiversité et moyens de subsistance peuvent avancer de concert. Enfin, Ando Randrianarimanana a consacré son reportage écrit au Parc national de Tsimanampesotse et à l’Aire marine protégée Nosy Ve-Androka, où l’algoculture devient un levier d’autonomisation des femmes et de résilience communautaire, tout en réduisant la pression sur les ressources marines. « On protège mieux ce que l’on connaît, et l’on connaît mieux ce qui est raconté », a rappelé Dr Rija Ranaivoarison, directeur exécutif de la FAPBM, soulignant le rôle essentiel des médias dans la sensibilisation et la proximité avec le patrimoine naturel.
Heriniaina Samson




