
Le déplacement de William Ruto, président du Kenya, dans le pays est loin d’être anodin. Il a assisté aux célébrations du 66e anniversaire de l’Indépendance.
À l’occasion de la célébration du 66e anniversaire de l’indépendance, le chef de l’État, Michael Randrianirina, a livré un message vendredi soir. Dans une brève allocution, il a reconnu que le pays n’avait pas encore atteint une véritable indépendance, en raison de sa forte dépendance vis-à-vis de l’extérieur. « Nous sommes encore dépendants des étrangers », a-t-il déclaré, estimant que cette date symbolique devait être l’occasion d’une rétrospection sur la fierté nationale et sur le chemin qu’il reste à parcourir. Selon lui, il ne peut y avoir de véritable indépendance tant que Madagascar demeure tributaire de financements extérieurs. Le chef de l’État a souligné que cette dépendance est à la fois économique et sociale. « Nos financements proviennent encore de l’extérieur. De ce fait, nous subissons les revers de la mondialisation », a-t-il expliqué, mettant en évidence la vulnérabilité du pays face aux chocs internationaux. Malgré ce constat, Michael Randrianirina s’est voulu porteur d’espoir. Il a appelé les malgaches à poursuivre leurs efforts collectifs afin d’atteindre « la vraie indépendance ».
Madagascar a célébré, jeudi, le 66e anniversaire de son indépendance sous le regard attentif de plusieurs grandes puissances. Des messages de félicitations sont arrivés des quatre coins du monde, illustrant l’intérêt stratégique que continue de susciter la Grande île, tandis que les célébrations ont été marquées par un impressionnant dispositif de sécurité autour du chef de l’État. Pékin, Washington et Moscou ont chacun tenu à adresser leurs vœux au peuple malgache. Trois messages aux tonalités différentes, mais qui traduisent une même volonté de renforcer leur présence auprès d’Antananarivo dans un contexte de recomposition des rapports de force internationaux.
Le président chinois Xi Jinping a mis en avant « les profonds liens d’amitié traditionnelle » qui unissent les deux pays. Dans son message relayé par la présidence, il a souhaité « bonheur et paix » au peuple malgache afin que Madagascar puisse « accomplir davantage dans son développement ». Le dirigeant chinois a également insisté sur le soutien mutuel entre Pékin et Antananarivo « sur les questions d’intérêts fondamentaux et de préoccupations majeures », une formulation qui s’inscrit dans la continuité du partenariat politique entretenu par les deux États. À Washington, Donald Trump a privilégié un discours davantage tourné vers les opportunités économiques.
Dans sa lettre adressée au chef de l’État, le président américain a souligné « le potentiel du partenariat avec Madagascar » et les perspectives offertes « grâce au commerce, aux investissements et à la coopération économique. Nous sommes très enthousiastes quant à ce que nous pouvons bâtir ensemble », a-t-il affirmé, laissant entrevoir la volonté des États-Unis de renforcer leurs relations économiques avec la Grande île. Du côté de Moscou, Vladimir Poutine a adressé ses « vœux de bien-être, de succès et de prospérité » au président Michaël Randrianirina et au peuple malgache. Selon la présidence, le dirigeant russe a également exprimé son souhait de poursuivre les actions conjointes russo-africaines en perspective du prochain sommet Russie-Afrique, confirmant l’intérêt de Moscou pour un approfondissement de sa coopération avec Madagascar.
Les hommages ne se sont pas limités aux grandes puissances. En Afrique, le président tchadien Mahamat Idriss Déby et le roi Mohammed VI du Maroc ont également adressé leurs félicitations. Les présidents William Ruto du Kenya et Azali Assoumani de l’Union des Comores ont, quant à eux, effectué le déplacement à Antananarivo pour assister aux célébrations officielles. En Europe, les messages des souverains Charles III du Royaume-Uni, Willem-Alexander des Pays-Bas et Philippe de Belgique ont également été rapportés par la présidence.
Sur le plan militaire, le traditionnel défilé organisé au stade Barea Mahamasina a tenu toutes ses promesses. Les forces de défense et de sécurité ont présenté leurs différentes unités ainsi que plusieurs équipements militaires, parmi lesquels figuraient des matériels récemment offerts par la Russie. Mais, au-delà du spectacle militaire, c’est le niveau exceptionnel des mesures de sécurité qui a retenu l’attention. Les tribunes réservées au couple Michaël Randrianirina, aux chefs d’État invités, William Ruto et Azali Assoumani, ainsi qu’aux hauts conseillers militaires, étaient protégées par une imposante baie vitrée pare-balles. Un dispositif rarement utilisé à Madagascar et qui traduit le niveau d’alerte des services de sécurité face aux menaces susceptibles de viser les plus hautes autorités de l’État. Une telle protection n’avait été observée qu’en 2017, sous la présidence de Hery Rajaonarimampianina. Autour du chef de l’État, les éléments de la sécurité présidentielle, lourdement armés, ont également été déployés tout au long de son déplacement à Mahamasina.
Rija R.






. Bien réfléchi M. Le Président Michael Randrianirinar car:
‘ » Reconnaître ses faiblesses, ses doutes et ses erreurs, c’est embrasser sa nature mortelle et imparfaite plutôt que de lutter contre elle » Montaigne/ Essais
hi,
do not depend on superpowers. ally instead with other developing countries . Leo from Philippines