Attentat contre le chef de l’État démenti par les auteurs des images à l’origine de cette affaire grave ; « coup de règle » sur les « Gen Z » ; invectives entre acteurs politiques ; Donald Trump qui joue avec les nerfs de la planète… et, en toile de fond, la hausse du prix de l’énergie qui plane au-dessus de nos têtes.
Le directeur de la communication évoque des tentatives d’assassinat visant le chef de l’État, faisant état de drones survolant la résidence de Michael Randrianirina. Une affaire grave qui se dégonfle rapidement lorsque les opérateurs de ces engins aériens expliquent qu’il s’agit d’initiatives non hostiles, menées par des proches et annoncées au préalable. S’agit-il d’un coup de communication visant à susciter un élan de sympathie en faveur d’un potentiel candidat à la magistrature suprême ?
Une cote de popularité en berne ces derniers temps, sous les coups de boutoir des jeunes « Gen Z », revenus sur le devant de la scène en battant le pavé et en réclamant la dissolution d’institutions telles que l’Assemblée nationale, la HCC et la CENI. Des actes qualifiés de déstabilisation par les autorités, qui n’ont pas ménagé leurs mots. Des propos à tonalité paternaliste, laissant entendre que le lien ombilical entre le chef de l’État et les véritables instigateurs de la chute de l’ancien régime ne serait pas totalement rompu. Le message a-t-il été entendu ? Toujours est-il que les « Gen Z » des provinces se désolidarisent de ceux qui ont bravé le pouvoir.
Et les politiques ? Eux, qui se considèrent comme les héritiers naturels du pouvoir, refusent de rester de simples spectateurs, même s’ils sont accusés de tous les maux : financement des « Gen Z » ou connivence avec l’ancien régime. En filigrane, ils affichent un soutien prudent à la « Refondation », tout en sachant que le temps pourrait jouer en leur faveur, avec des élections démocratiques attendues dans les délais, alors que le pouvoir peine encore à asseoir une base électorale crédible.
Pendant ce temps, Donald Trump multiplie les déclarations versatiles, affirmant tour à tour « nous sommes les plus forts » ou encore « ils veulent négocier », tandis que la résistance et les contre-attaques adverses compliquent la donne. Selon lui, le renforcement du blocus autour du détroit d’Ormuz aurait fragilisé l’économie iranienne. Les négociations à Islamabad se poursuivront-elles ? L’avenir le dira.
M. Ranarivao




