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mercredi, août 26, 2026
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MIDIRAMA – Chacun voit midi à sa porte…

Ainsi va le monde : des problèmes, il y en aura toujours ; tout dépend du prisme de l’analyse.

Chez nous, la nouvelle de la reprise du projet Tsimiroro fait du baume au cœur ; on se l’est toujours demandé. Mais trêve de divagations : oui ou non ? Va-t-on enfin vers l’exploitation, et quel est le vrai problème ? Technique ? Financement ? Capacité managériale ? Il faut une bonne fois pour toutes poser les vrais problèmes. Parce que les Malgaches sont toujours dans l’expectative, entre un soulagement de cette dépendance énergétique et un rêve d’opulence avec la manne de l’or noir. Espérons que cette dernière information va lever un pan du voile qui nous cache la vérité, car le secteur pétrolier n’a pas toujours fait preuve d’une transparence exemplaire. Madagascar Oil et l’affaire Apollo en sont l’illustration.

Autre problème : il s’agit de cette feuille de route censée nous servir de guide politique pour demain. Les propositions émises çà et là sont sujettes à polémiques. Ce qui est normal. Tout part du concept de refondation : certains veulent remettre tout à zéro et bâtir une société nouvelle avec de nouvelles bases ; d’autres veulent être plus réalistes en voulant, de suite, verser dans la réalisation des changements à effectuer et ne pas perdre de temps.

Il semblerait que celles émanant du pouvoir et remises officiellement à la SADC focalisent l’attention des observateurs, de par leur clarté. Elles parlent essentiellement du calendrier des élections (dernier trimestre 2027) et donc, logiquement, de la fin de ce pouvoir. Il faut dire que bon nombre cherchent déjà à se positionner par rapport à ce scrutin.

Les Gen Z font reparler d’eux et rappellent à l’opinion qu’ils sont là et attentifs à la conduite des affaires nationales ; leurs observations se résument, pour l’instant, à un scepticisme.

Enfin, au regard des nominations annoncées aux hauts emplois de l’État, l’opinion observe une militarisation de plus en plus répétitive des postes. Ce qui est logique, car ces hommes en treillis sont les plus à même d’organiser des assises ces temps-ci.

Ceci illustre bien que chacun voit midi à sa porte.

De l’étranger, on ne parle que de la confrontation bien armée entre l’Iran et la coalition USA-Israël. L’élimination du guide suprême Ali Khamenei n’a pas fait taire les armes, comme certains le pensaient. Au contraire, l’embrasement du Moyen-Orient et l’étranglement du détroit d’Ormuz ont encore fait voler plus de drones et de missiles. Peut-être qu’on ne pourra parler de la fin de la guerre que quand les belligérants n’auront plus de munitions, et ce n’est pas demain la veille, comme on dit. Ce qui est inquiétant, c’est l’absence d’une stratégie commune entre Tel-Aviv et Washington. Oui, le premier veut absolument rayer de la carte l’Iran, tandis que le second ne veut que le dépouiller de son arsenal nucléaire et de ses batteries de missiles balistiques. Ainsi, la fin des opérations peut ne pas être consensuelle.

À chacun sa vérité pour argumenter ses actions.

M.Ranarivao

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