C’est une semaine dont on se souviendra longtemps qui aura marqué ce début de mois de novembre. Pour certains, il s’est agi d’un véritable cauchemar, pour d’autres, les premiers moments de sidération passés, il a fallu considérer froidement la situation. L’élection de Donald Trump a surpris tous ceux qui ont suivi avec intérêt cette campagne présidentielle américaine. Le système démocratique des Etats-Unis a fait que le candidat le plus atypique de cette course à la Maison Blanche a gagné son pari envers et contre tous. La posture qu’il avait adoptée ne lui donnait a priori aucune chance d’être élu et pourtant, il a réussi à avoir la faveur de la majorité des grands électeurs. Ses propositions irréalistes et ses propos outranciers l’ont coupé d’une grande partie de l’électorat et de la majorité de l’establishment. Des millions d’hommes et de femmes de part le monde n’ont pas caché leur aversion pour ce milliardaire à l’attitude dérangeante. Et contre toute attente, il est devenu le 45e président des Etats-Unis. A présent, le réalisme doit s’imposer. Les dirigeants qui n’avaient pas caché leur antipathie pour lui doivent composer. Le premier à donner l’exemple est le président Barack Obama qui l’a reçu pour faire en sorte que la transition se fasse de la façon la plus sereine possible. Donald Trump a fait preuve de beaucoup de modération depuis l’annonce de sa victoire. Les nombreuses manifestations de protestation à travers le pays ne lui ont pas échappé, mais il s’est gardé de les commenter. En revêtant le costume de président, il doit maintenant prendre de la hauteur. De nombreuses propositions irréalistes qu’il avait égrenées lors de sa campagne électorale ont disparu de son site. Il va bientôt nommer les membres de l’équipe qui va l’aider à gouverner. Les marchés boursiers qui avaient plongé mardi dernier se sont repris et, le moment de désarroi passé, sont revenus à la normale. Les analystes sont convaincus qu’il y aura certes des infléchissements par rapport à la politique de l’administration Obama et on devrait observer de nouvelles orientations dans de nombreux domaines, mais ce ne sera pas une révolution.
La guerre en Irak et en Syrie se poursuit au prix de molles difficultés. Le second Brexit après celui qui a eu lieu en Grande Bretagne comme le disent certains commentateurs a été l’événement majeur de l’actualité internationale de cette semaine. Mais il ne peut éclipser totalement la poursuite de la guerre menée par l’Irak contre DAECH dans le Nord du pays. La reconquête de la ville de Mossoul se déroule au prix de mille et unes difficultés, mais les forces spéciales irakiennes et les peshmergas ne baissent pas les bras. La population qui sert de bouclier humain accueille avec gratitude ces libérateurs.
L’effet Donald Trump à travers le monde. Nous avons parlé plus haut de l’élection aux Etats-Unis. Nous aborderons ici la manière dont elle a été perçue dans les pays du monde. Le président russe Vladimir Poutine et le Premier ministre israélien Benyamin Netanyhaou se sont félicités de la victoire de Donald Trump. Le président mexicain dont les compatriotes ont été stigmatisés par ce dernier s’est dit prêt à le rencontrer. Le président iranien a mis en garde le nouveau président contre la tentation de remettre en cause les accords signés. En France, les membres de la gauche ont averti ceux qui voulaient semer la confusion dans leur rang. L’extrême droite a exulté. .
Une fois n’est pas coutume, l’actualité nationale aura la portion congrue de notre chronique. Le seul fait marquant de cette semaine est cette échauffourée avortée devant l’Hôtel de Ville entre militaire et policiers municipaux. L’incident qui aurait pu avoir des conséquences graves a été maîtrisé par les autorités. En cette veille d’ouverture du sommet de la Francophonie, le pire a été évité.
Le monde s’est réveillé avec effroi mardi matin à l’annonce de l’élection de Donald Trump. Il est entré dans une nouvelle ère à cette occasion.
Patrice RABE


