La traque des auteurs des attaques visant des opérateurs de « cash point » à Moramanga a tourné à l’affrontement armé. Trois présumés bandits ont été tués lors d’une opération menée par les éléments du commissariat CSPD Moramanga, tandis que deux autres suspects sont toujours activement recherchés. Ces opérations policières font suite à une série d’attaques violentes survenues dans la ville ces derniers jours. La première s’est produite au Camp des Mariés, le vendredi 22 mai. Des individus armés s’en sont pris à un opérateur de « cash point ». Au cours de l’agression, un homme a perdu la vie après avoir été poignardé par les assaillants, qui ont également emporté une somme d’argent avant de prendre la fuite. Deux jours plus tard, le dimanche de Pentecôte, le 24 mai, une seconde attaque a été signalée à Ankazobe Moramanga. Cette fois, les malfaiteurs ont réussi à dérober trois millions d’ariary. Face à cette recrudescence de l’insécurité, les enquêteurs ont rapidement ouvert une enquête afin d’identifier les auteurs de ces actes criminels. Les investigations menées par la police ont permis de remonter jusqu’à cinq hommes domiciliés à Ambohibary, soupçonnés d’être impliqués dans les deux attaques. Une opération de guet-apens a alors été organisée par les forces de l’ordre. Les suspects ont été localisés à leur domicile, où les policiers ont procédé à une intervention pour les interpeller. Mais selon les informations recueillies, les individus auraient opposé une violente résistance et fait usage d’armes dans l’obscurité, provoquant un échange de tirs avec les forces de sécurité. Au cours de cette confrontation, trois des suspects ont été grièvement blessés par balles. Transportés d’urgence vers l’hôpital, ils ont succombé à leurs blessures en chemin. Les deux autres membres présumés du groupe ont réussi à prendre la fuite et font actuellement l’objet d’une recherche active. Lors de l’opération, les policiers ont saisi douze téléphones portables ainsi que plusieurs couteaux de grande taille. Fait marquant : sur l’un des téléphones retrouvés figurait encore, en fond d’écran, la photo de la femme agressée lors de l’attaque d’Ankazobe, un élément qui pourrait constituer une preuve supplémentaire dans l’enquête en cours.
Yv Sam




