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mercredi, septembre 2, 2026
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Mpox en Afrique : Lancement d’un essai clinique à Madagascar   

Le site clinique a été implanté au CHU Andohatapenaka.

Face à l’épidémie de variole du singe (Mpox), la Grande île affirme son leadership scientifique en devenant un acteur clé de l’essai clinique panafricain MOSA, visant à évaluer l’efficacité de traitements novateurs.

Madagascar franchit une étape historique dans la lutte contre les urgences sanitaires continentales. À la suite de la déclaration de l’épidémie de Mpox sur son territoire, le pays s’est mobilisé en un temps record pour codiriger l’essai MOSA (MpOx Study in Africa). Ce premier essai clinique plateforme adaptatif d’investigation panafricain, en double aveugle contre placebo, est supervisé par l’Africa CDC et développé par l’ONG PANTHER, selon le communiqué de l’Institut Pasteur de Madagascar (IPM). Il s’impose comme une réponse scientifique majeure conçue par et pour l’Afrique. Après des discussions préparatoires, en février 2026, entre l’ONG PANTHER et l’IPM, la concrétisation s’est accélérée. Les 23 et 24 avril 2026, le site clinique a été implanté avec succès au Centre hospitalier universitaire (CHU) d’Andohatapenaka, à Antananarivo. Symbole de cette réactivité nationale, un premier patient malgache a été inclus dès le 22 mai 2026, rejoignant la dynamique initiée en République démocratique du Congo.

Projections

Actuellement, l’essai évalue la sécurité et l’efficacité du brincidofovir (commercialisé sous le nom de TEMBEXA®, pour d’autres indications), un antiviral fourni par le laboratoire Emergent BioSolutions. À terme, la flexibilité du protocole permettra d’ajouter d’autres molécules prometteuses issues de la recherche scientifique africaine, informe toujours l’IPM. Financé notamment par le programme Horizon Europe de l’Union européenne et soutenu par l’Africa CDC, ce projet valorise l’excellence locale. Porté conjointement par les chercheurs de l’IPM (unités de virologie, d’épidémiologie et de recherche clinique) et les cliniciens du CHU d’Andohatapenaka, cet engagement réaffirme la souveraineté scientifique de Madagascar. En se positionnant en première ligne, le pays ne se contente pas de faire face à sa propre situation sanitaire : il produit des données cliniques cruciales qui guideront la prise en charge et protègeront les populations à risque à l’échelle de tout le continent.

Narindra Rakotobe

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