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samedi, septembre 26, 2026
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Nature et voyage : Le baobab de Majunga, un « quadra » fringant

Le baobab de Majunga trône sur la grande avenue du « bord », l’impassible symbole de la ville

La fin de vie du « Tsitakakantsa », le plus grand baobab de Madagascar, questionne quelque peu sur la longévité de celui de Majunga. Le bonhomme possèderait encore de beaux siècles devant lui.

« En faisant le parallèle avec l’âge humain, le baobab de Majunga serait entre 40 et 45 ans. Il est le second plus grand baobab de l’espèce Adansonia digitata d’Afrique, après celui du Sénégal », développe le docteur Jules Mathieu Ranaivo, guide accompagnateur national spécialisé et doyen des guides de Majunga. Les questions se posent sur cet arbre, symbole de la cité des fleurs et, ensuite, de Madagascar après l’annonce de la fin de vie de « Tsitakakantsa ». Surnom du plus grand baobab de Madagascar, qui se trouve non loin de la localité d’Andombiry, dans la région Atsimo Andrefana. Les estimations du doyen des guides évoquent le baobab du fameux « bord » à plus de « huit cents années d’âge ». Cependant, les recherches scientifiques au carbone 14 ont établi un minimum de 275 ans, voire 300 ans. « En tant que naturaliste, je remarque déjà des signes de changement, comme les écorces qui se détachent d’elles-mêmes », ajoute Jules Mathieu Ranaivo. Ce qui pourrait déjà tendre vers un début de vieillesse de l’arbre. Alors, l’anticipation est déjà discutée entre les guides et les acteurs du tourisme local. « Si on éloigne un peu la balise, c’est déjà quelque chose. Déjà, avec le changement climatique et les actions des hommes, tout cela peut accélérer son déclin », prévient-il. Bien qu’il pense encore voir ce géant de 21 mètres bien installé sur l’avenue France d’ici deux siècles. Par ailleurs, les dernières décorations interpellent également Jules Mathieu Ranaivo. « Je crains que, si c’est de la matière corrosive, il y ait des effets néfastes sur les cernes fibreuses. » Ce qui veut dire une perte de rigidité, avec risque d’affaissement. Une déshydratation accélérée, porte ouverte aux attaques externes. Ceci étant, pour le moment, rien à craindre pour le baobab de Majunga. Sa longévité peut perdurer pour au moins quelques siècles. Les Majungais et les vacanciers croisent les doigts. « Il faut savoir que le plus grand baobab de la région n’est pas celui de Majunga, mais se trouve à Ambatolampy Boanamary, à une vingtaine de kilomètres de la ville », conclut Jules Mathieu Ranaivo, sans perdre son âme de guide.

Maminirina Rado

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