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mardi, septembre 22, 2026
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Nature : Les « rats » de Ranomafana accusés

Menée par une équipe internationale de chercheurs américains, britanniques et canadiens, ainsi que par l’université de Tananarive, sous la houlette de Sabine Cudney-Valenzuela, de Berkeley, une étude réalisée près du parc national de Ranomafana, dans le sud-est de la Grande Île, révèle que les forêts secondaires en jachère sont massivement colonisées par le rat noir (Rattus rattus), représentant 80% des captures. S’appuyant sur un piégeage non blessant de 25 parcelles, les travaux démontrent que ces rongeurs invasifs pèsent lourdement sur la faune endémique. Si ces rongeurs n’éradiquent pas instantanément la faune endémique, ils exercent une pression redoutable sur les espèces indigènes. Concernant le microcèbe roux (Microcebus rufus), l’étude met en évidence qu’au-delà de 3,3 rats pour 100 nuits, la compétition alimentaire entraîne une chute drastique du poids des lémuriens. Les espèces invasives perturbant la reconquête des habitats davantage que l’âge de la forêt, les auteurs plaident pour un contrôle actif des rats dans les zones de transition.

Recueillis par Maminirina Rado

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